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PoigneeMainsMaya_Eleves5eBrigitte_DB-BP_tw.png« Quel cadeau ton peuple d'origine
est-il venu faire au monde ?... »

Échos sur l'avancement du projet


APERÇU.   Vous allez trouver ici les épisodes les plus significatifs de cette exploration pédagogique entreprise avec des jeunes de 10 ans, dans le quartier de Vanier, à Québec. Elle se mène en co-animation avec Brigitte Pineault, titulaire de leur classe de 5e année, à l'école Sans Frontière. Il y a 17 élèves dans le groupe, dont la moitié proviennent d'une famille issue de l'immigration.
 

La démarche proposée aux jeunes associe communautés humaines et bonheur : elle leur propose que chaque peuple a quelque chose d'unique à apporter au monde  -  sinon ce peuple n'aurait pas survécu. Imaginons le bonheur de l'Humanité comme un grand casse-tête, dont chaque culture a quelques morceaux : à mesure que nous les réunirons tous, se pourrait-il qu'apparaisse un meilleur mode d'emploi pour  faire le bonheur de notre planète?...casse-tete_puzzle-pieces-in-the-light_GoldenAgeOfGaia.jpg

Les jeunes se jumellent deux à deux, et vont chercher un trait qui leur paraît porte-bonheur dans l'héritage culturel ...de l'autre. Ils vont s'entraider pour mener leur exploration... trouver comment la raconter... et finir ensemble par la fêter. L'exploration est donc prévue se dérouler sur une partie de l'année scolaire.

Pour les enseignants et animateurs : si pareil projet vous allume, vous aimerez parcourir la réflexion que j'ai présentée dans le site Grandir Conseil.

Denis Breton

 > > >   Aller directement à l'ÉPISODE LE PLUS RÉCENT
 

* * *


Des poignées pour attraper le bonheur ?...

1e rencontre, septembre 2017

 

Arc-en-ciel_double_Quebec_2.png


Imaginez qu'on ait demandé à une des couleurs de l'arc-en-ciel « Qu'est-ce que tu fais là?.. Quel est ton cadeau original à la beauté du ciel après la pluie?...

Qu'en diriez-vous si nous posions la même question à une famille de notre entourage issue d'une autre 'couleur culturelle', que la nôtre?...

La première rencontre permet simplement de faire connaissance entre nous et de se faire une idée du projet. Les jeunes se font expliquer la proposition de se faire journalistes en herbe. Ils y réagissent. C'est un peu abstrait, on ne parle pas de cadeau à la façon habituelle... Ils apprennent que chacun mènera son exploration non pas sur sa propre culture, mais sur celle d'un compagnon de classe avec qui il va se jumeler : tiens, tiens...

... Marché conclu ! ça les intéresse. Et ça intéresse aussi Brigitte, elle qui a fait ses premières expériences en enseignement dans la communauté Atikamekw d'Obejiwan, en Haute-Mauricie.

Leur première expérience sera de réaliser chacun un mini-reportage, à la suite d'une rencontre avec la famille de son jumeau, pour décrire une journée ordinaire dans la vie de sa communauté culturelle ou de son peuple d'origine. Brigitte et Denis salivent déjà...

En manière de pacte, les jeunes concluent la rencontre par la salutation Maya  -  on voit en début de page la photo qui en a été tirée. Elle devient le logo de notre projet pédagogique.

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La classe de Brigitte : une petite planète!

2e rencontre, 4 octobre 2017


Aujourd'hui, nouvelle rencontre. Les jeunes ont toujours envie de l'exploration annoncée : ouf !....wink

Originaires d'un peu partout sur la planète...
Nous avons débuté par l'inventaire des cultures représentées dans la classe. Nos 17 jeunes proviennent à eux seuls des cultures de 12 pays ! Une petite Organisation des Nations Unies en peu d'espace. Voyons ça de plus près :

- En plus de notre pays, on trouve représentés le Vietnam, le Népal, le Pakistan, l'Afghanistan, le Tadjikistan, le Tchad, le Congo, l'Algérie, l'Équateur, la Colombie et Haïti.

- 14 de ces jeunes sont nés au Québec : la moitié issus de parents Québécois d'origine et l'autre moitié d'au moins un parent d'une autre culture.

Boucar Diouf dirait «...une classe métissée serrée !»

Il sera intéressant une prochaine fois de faire l'inventaire des langues parlées au sein de ces 17 familles.


Quelques sujets abordés
En peu de temps, notre inventaire a été l'occasion d'évoquer des pans de l'histoire du Québec et de ses coutumes. Nous avons ainsi parlé de généalogie, des influences autochtones, de la vie dans les campagnes à l'époque où seul le cheval pouvait nous transporter..

Nous sommes allés plus loin à défaire un mythe, celui qui entoure l'expression Québécois pure laine. Nous avons vu qu'elle s'est créée avec l'hiver qui oblige à se mettre au chaud et la vie rurale où beaucoup élevaient des moutons. Mais créée aussi à partir d'une conception de pureté raciale depuis longtemps remise en question par la science : le métissage a commencé plus tôt qu'on le pense chez nos ancêtres, notamment par les croisements avec les Autochtones. Et il a permis que notre système immunitaire devienne plus fort. Nous avons vu que les populations avec une forte consanguinité, comme dans Charlevoix ou au Saguenay, ont développé plusieurs ennuis de santé. Ou encore que les Amérindiens, lorsqu'ils ont été impliqués dans des conflits d'où ils revenaient avec des enfants en otage, les prenaient comme leurs fils et non comme des esclaves, sans doute parce qu'ils connaissaient l'importance du métissage pour renforcer le système immunitaire, et donc préserver la santé de la communauté.


Le premier cadeau... c'est moi !
Des jeunes étaient intrigués par la notion de cadeau qu'on allait échanger dans le projet : qu'est-ce que ça pouvait bien être?... Nous nous sommes jumelés deux à deux, bien sûr de cultures différentes. Alors des élèves ont compris que chacun d'eux pouvait être pour l'autre un premier cadeau, du simple fait de sa différence d'expérience humaine.

Au retour de la récréation, Denis a mis à l'épaule son accordéon folklorique, enfin sorti d'une intrigante valise noire, et lancé le reel de Bellechasse, qu'il avait appris à jouer en hommage à son père né dans ce comté. Ses cuillères de bois ont vite été attrapées par quelques élèves et tous les autres se sont mis à taper dans leurs mains joyeusement. Il devenait plus facile de s'imaginer les veillées colorées d'autrefois durant l'hiver : elles permettaient aux gars et aux filles de se rencontrer, et aux traditions de se perpétuer, car les villages devenaient isolés les uns des autres pendant plusieurs mois. Ce cadeau de son peuple d'origine, Denis est heureux de l'offrir à son tour quand il sort son accordéon pour égayer une fête autour de lui.

Suite à notre rencontre, les enfants allaient apporter une lettre à la maison pour mettre les parents dans le coup de notre démarche. Nous les invitons à recevoir à la maison le jumeau de classe de leur enfant  -  ce qui lui permettra de recueillir les informations de son premier mandat : celui de rédiger un mini-reportage sur une journée ordinaire dans la vie du peuple d'origine ...de son jumeau.


De partout ...mais tous Québécois !
Deux heures ont vite passé, qui ne laissaient pas soupçonner au début qu'on allait déjà aborder des réalités de fond dans l'expérience interculturelle.
Dans le dénombrement des cultures, les élèves ont fait une première prise de conscience que plusieurs autour d'eux ne font qu'après quelques années  -  qu'ils soient d'une famille québécoise d'origine ou d'une famille d'adoption.

Il devenait naturel de nous dire que nous sommes tous des migrants de la vie, qu'on soit Amérindien, Québécois de souche ou issu de l'immigration. Qu'à bien y penser, seule diffère la date de nos arrivées au Québec : certains sont atterris  ici par la naissance et d'autres par un avion. La Mère-Terre qui vit sous nos pieds nous a tous adoptés !... 

J'étais particulièrement touché d'accompagner des jeunes qui faisaient pareille prise de conscience à l'âge de 10 ans seulement, heureux de contribuer à consolider leur estime d'eux-mêmes. Je me dis qu'ils seront en mesure de refuser le mythe qu'il y aurait d'un côté les Québécois pure laine, les vrais; et de l'autre ceux qui resteront une partie de leur vie perplexes sur leur identité  -  écartelés entre un pays qui ne les reconnaît plus là bas, et un autre ici qui tarde à leur faire pleinement leur place. Eux ne garderont pas silence si des gens les appellent encore immigrants après des années de résidence parmi nous, à plus forte raison s'ils sont  nés ici.

Tiens, il y aura une réflexion heureuse à faire à nous demander qui est « un vrai Québécois ? » : se pourrait-il que ce soit celle ou celui qui apporte son cadeau original pour créer le Québec d'aujourd'hui et de demain ?...

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ÉPISODE LE PLUS RÉCENT :

« Qui est un vrai Québécois ?... »

3e rencontre, 20 octobre 2017

TripTheLight_Moscou.jpg

Danser avec les cultures !
Nous visionnons « Where the hell is Matt? », cette remarquable vidéo de Matt Harding, qui rapporte un voyage de deux ans en famille autour du monde, pour aller danser une même chanson : Trip the light, avec une quantité impressionnante de figurants de toutes nationalités. Les jeunes ont adoré !

« Qui est un vrai Québécois ? »
Le dialogue de la rencontre précédente avait apporté du carburant pour répondre à cette question aujourd'hui, tout en renforçant les messages transmis alors. Si vous nous avez lu, en effet, nous avions identifié 12 pays à l'origine des élèves de la classe de Brigitte, et conclu que nous étions tous Québécois, simplement arrivés à des dates et par des moyens différents. Et nous avions pris conscience que notre premier cadeau, c'est d'être soi-même, puisque nous sommes chacun unique au monde, à la fois dans notre personne et dans notre culture. Y a-t-il meilleure définition à retenir d'un Québécois, que celui qui fait cadeau de ce qu'il est d'unique pour construire le Québec d'aujourd'hui et de demain ?...

Quelles langues parlent les familles de la classe ?
Voici un nouvel inventaire que nous avons réalisé, aussi captivant que celui fait sur nos nationalités d'origine. Nous avons repéré pas moins d'une dizaine de langues parlées soit par toute la famille, soit par les parents. Voyons un peu : français, népali, dari, ourdou, arabe, swahili, vietnamien, espagnol, créole d'Haïti, anglais.On dénote une certaine variété dans l'utilisation : certains des jeunes ne se font parler qu'en français, d'autres dans la langue d'origine, et d'autres de façon mixte  -  on mentionne un changement de langue quand un parent est choqué (ou peut-être lorsqu'il veut exprimer sa tendresse).

Bientôt la Semaine québécoise des rencontres interculturelles
Tiens, tiens... Et si nous fabriquions une banderole sur laquelle nous dirions Bonjour ! dans toutes les langues où un enfant de notre classe, lui, se fait dire bonjour ?... Peut-être que d'autres jeunes de l'école connaissent l'expression eux aussi ...ou aimeraient l'apprendre. C'est convenu !  le corridor de l'école n'attend que notre créativité pour exprimer nos bonjour !, et en début de semaine, ce sera notre contribution à la Semaine québécoise des rencontres interculturelles.

Préparer la rencontre avec la famille de notre jumeau...
Les parents sont maintenant au courant de notre projet de mini-reportage journalistique. Certains ont trouvé l'idée originale, d'autres se posent des questions -  surtout s'ils maîtrisent encore peu le français, comme dans une famille arrivée récemment du Népal. Il y aura donc un apprivoisement à faire, à dose digeste... Pour cette raison, nous allons prendre bien le temps de préparer le questionnaire de notre mini-reportage journalistique sur le déroulement d'une journée dans la vie du peuple d'origine de notre jumeau, et aussi envisager à quoi pourra bien ressembler la rencontre avec sa famille.

Quelles questions pourrions-nous bien poser ?... ?...
Les élèves se remettent en duos et entreprennent un remue-méninges, que nous enrichissons ensuite tous ensemble.
Surprise! Lorsque fusent les questions, bon nombre ne parlent pas forcément d'un événement de la journée. Voici les premières questions apparues :
Quel sport est le plus pratiqué ?... Que fait la mère de famille dans une journée ?... Quelle est la plus grande fête de l'année ? Que mange-t-on le plus souvent ?... Que font les enfants après les devoirs ?... Avez-vous vécu la guerre ?... Reste-t-il au pays des gens de votre famille avec qui vous gardez contact ?...

Prochaine rencontre
Nous aurons le bonheur de voir l'affiche produite par la classe avec ses bonjour ! en plusieurs langues et de recueillir les réactions des jeunes de l'école. Sûrement que les élèves auront d'autres questions à poser à leur famille de jumelage : plusieurs leur trottent déjà dans la tête sans doute. Puis nous essaierons de nous figurer à quoi pourra ressembler le contact avec cette famille : des imprévus en perspectives...

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VOUS ÊTES DANS L'ENSEIGNEMENT ? DANS L'ANIMATION-JEUNESSE ?
Que diriez-vous d'expérimenter cette activité ?... Ou de nous communiquer vos expériences de sensibilisation à l'interculturel ?
Plus de détails sur la vision de fond du projet sur le site
Grandir Conseil


Date de création : 2017/10/05 - 10:46
Catégorie : « Cultures au coeur » ? - L'expérience offerte
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Un site offert par Denis Breton, Grandir Conseil, Québec

Dernière mise à jour: 23 avril 2018