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Sinistre-Limoilou_2013-03.jpgSinistrés de Limoilou

Le feu a ravagé un immeuble de Limoilou, délogeant huit familles immigrées de Québec.

Sinistrés de Limoilou: ne manque que des logements (Extraits)
Par François Olivier Roberge
Source: Le Soleil, Québec, 25 mars 2013
Photo: Le Soleil



(Québec) La vague, voir le tsunami de générosité pour venir en aide aux sinistrés de la rue Bouchette à Limoilou n'a pas cessé depuis vendredi, les entrepôts débordent. Littéralement. L'urgence est maintenant de trouver un toit, d'ici mercredi, à quatre des huit familles qui devront alors remettre les clés de leurs chambres d'hôtel et qui, pour l'instant, sont toujours dans l'attente.

«La relocalisation se passe bien», a assuré, lundi, Hélène Gosselin, coordonnatrice aux services d'accueil du centre multiethnique. «Quatre des huit familles auront un logement demain [aujourd'hui], et pour les autres, on reste positif. On est à la recherche et on va trouver!»
Elle se croise les doigts pour que cette charité qui déferle sur la ville se conclue en «un petit miracle» et que tous puissent être logés d'ici demain. (...)

De futurs appartements qui seront vraisemblablement remplis des dons qui continuent d'affluer au bureau du député de Beauport-Limoilou, Raymond Côté, à l'Armée du Salut et dans les autres centres d'aide comme la Maison Agapè.

«Honnêtement, je travaille ici depuis longtemps [huit ans] et je n'avais jamais rien vu de semblable», a noté Chantal Marcotte, coordonnatrice administrative de l'Armée du Salut sur le Chemin de la Canardière à Beauport. «Les gens ont donné avec une telle ampleur... Maintenant on a besoin de mains, de bras pour nous aider à faire le tri.»

Des dires corroborés par Sarah Lefebvre-Cloutier, agente coordonnatrice au développement. «On ne refuse pas les dons, évidemment, mais l'important maintenant est de classer ce qu'on a reçu. C'est une opération d'un jour qui prendra une semaine. On a trois salles de dons qui attendent d'être répartis et distribués.»

Même situation au bureau de Raymond Côté. «Depuis vendredi, c'est totalement fou», a confirmé Valérie Picard-Lavoie, adjointe du député. «Je ne veux pas exagérer, mais je dirais qu'on a rempli 10 camions de déménagement, et il en reste encore.» Elle aussi soutient que c'est maintenant la main-d'oeuvre qui ferait le plus plaisir.

Des dons jusqu'à l'hôtel
Rencontré à l'Hôtel Ambassadeur sur le boulevard Sainte-Anne, résidence temporaire des familles sinistrées, Pierre André, Congolais père d'une famille de six enfants, a parlé de cette générosité comme d'une vraie bénédiction.

«Je n'aurais jamais pu imaginer une telle chose. Je manque de mots. C'est un don du ciel», a commenté l'étudiant au DEP en assistance technique en pharmacie. «Ça nous confirme qu'on a fait le bon choix en venant s'installer au Québec et à Québec.»

Touchés, interpellés par le drame, des citoyens se sont même rendus en personne à l'hôtel pour faire directement leurs dons. La direction de l'hôtel n'a pas voulu commenter, mais une employée a confirmé qu'une salle avait été spécialement ouverte pour entreposer le matériel généreusement offert.

M. André a tenu à rappeler que la charité n'est pas seulement venue des citoyens, mais également des organismes qui les ont logés, habillés et nourris depuis jeudi.

(…)


Biblio_Parc-Extension_Mtl.jpg



Immigrants - Bienvenue à la bibliothèque!

Sources :Texte : Isabelle Porter, Le Devoir, 18 décembre 2012. |  Photo : Annik MH De Carufel
 



Des enfants et leur animatrice durant L’heure du conte, à la bibliothèque de Parc-Extension, à Montréal.
Une bibliothécaire va chercher les nouveaux arrivants jusque dans la file des banques alimentaires pour leur faire connaître les activités de la bibliothèque.


Louise-France Beaulieu est « agente de liaison ». Elle participe à un projet-pilote de la Ville de Montréal et du ministère québécois de l’Immigration. Son objectif est de briser l’isolement des femmes de son quartier en passant par les livres et les lieux du livre.

Les bibliothèques ne se contentent pas d’aligner des livres dans les rayons. À « Parc-Ext », on organise des activités comme « L’heure du thé » pour les dames, des séances de confection de bijoux, des conférences sur le système de santé, en plus des activités pour les enfants de 0 à 5 ans et leurs parents.

Le défi de la francisation est grand dans ce secteur où vivent beaucoup d’immigrants de pays non francophones, comme le Pakistan, le Bangladesh et le Sri Lanka.

« Mon objectif ultime, c’est qu’ils s’abonnent à la bibliothèque, qu’ils utilisent nos services, mais c’est aussi de favoriser l’intégration », explique cette bibliothécaire nouveau genre. « À l’heure du thé, il y a des femmes qui sont ici depuis des années et, des fois, j’ai l’impression que je suis leur premier contact avec une Québécoise… »

Pour faire connaître ses activités, Louise-France Beaulieu s’est rendue au centre sikh, elle a distribué des dépliants dans les buanderies et dans la file du service de dépannage alimentaire. Elle a frappé à des dizaines de portes avec une interprète pour sonder les gens sur leur connaissance des services de la bibliothèque.

Dans un magnétophone, elle a demandé à des résidants du quartier de lui dire « bienvenue » dans leur langue. Aujourd’hui, c’est la première chose qu’on entend en mettant les pieds à la bibliothèque. Une façon comme une autre de faire en sorte que tous ces gens se sentent un peu chez eux.

«Souvent, ils ont une méconnaissance de nos services. Ils disent que, dans leur pays, les bibliothèques, c’est pour les chercheurs. Ou ils pensent que c’est seulement pour les enfants », raconte la jeune femme qui a donné des cours de francisation avant d’obtenir son diplôme de bibliothécaire.

Dans la métropole, quatre bibliothèques participent au programme : Ahuntsic-Cartierville, Montréal-Nord, LaSalle et Saint-Michel -Villeray -Parc-Extension. Mais l’approche diffère selon les milieux, explique la responsable du service des bibliothèques à la Ville, Marie Désilets. « À Parc-Extension, ils travaillent beaucoup auprès des femmes qui sont isolées alors que, dans Ahuntsic, ils ciblent plus les jeunes adultes dans les écoles de raccrochage. On leur offre des ateliers de création numérique. Ça interpelle plus les jeunes. »

La bibliothèque veut s’imposer comme le « troisième lieu » de référence dans la vie des nouveaux arrivants. Après la maison et le travail, explique-t-elle. On estime que l’endroit est tout désigné parce qu’il est neutre, gratuit et familial.

Déjà, les nouvelles bibliothèques qu’on construit donnent moins de place aux rayons et davantage aux lieux de rencontres et d’activités, poursuit-elle.

 
Un impact difficile à mesurer

Est-ce que ça marche ? Le dernier rapport sur le projet-pilote avançait que 6000 personnes avaient participé au programme dans les quatre bibliothèques. Mais le document souligne que l’impact est difficile à mesurer. Chose certaine, les efforts sont là. « Ça vaut la peine, mais c’est beaucoup d’efforts », résume Louise-France Beaulieu.

Les bibliothèques jouent un rôle « central » dont on ne mesure pas assez l’importance, disait en octobre Annick Germain, de l’INRS, dans Le Devoir. « Dans l’enquête qu’on fait en ce moment, c’est clair que les bibliothèques sont de plus en plus fréquentées par les familles immigrantes », expliquait la directrice du centre de recherche Immigration et métropoles.

D’ailleurs, beaucoup d’immigrants se les approprient sans qu’on ait besoin d’aller les chercher. À Québec, par exemple, les nouveaux arrivants comptent pour une bonne partie des habitués de la bibliothèque Gabrielle-Roy. Qu’il s’agisse d’Internet (gratuit), des revues, des journaux, des films sous-titrés ou des outils d’apprentissage du français, les intérêts sont variés.

Partout, des activités comme « l’heure du conte » connaissent déjà du succès. Créée il y a longtemps, la formule ne cible pas nécessairement les nouveaux arrivants, mais on constate aujourd’hui qu’elle peut être un bon outil d’intégration.

Lors d’une visite à Parc-Extension, Le Devoir a pu le constater. Dans la petite salle où Rosette, l’animatrice, faisait la lecture à des enfants provenant de familles d’ici, mais aussi du Sri Lanka, de l’Afrique du Nord et du Bangladesh.

Un livre à la main, l’animatrice raconte une histoire avec parfois de la musique, un peu de bricolage et un sens théâtral certain. Les enfants la suivent avec attention tout comme les parents assis à l’arrière. À la fin, Rosette offre aux petits de repartir avec le livre qu’ils ont préféré.

 
Un nouveau projet à Québec

Montréal n’est pas la seule à pousser en ce sens. Laval est moins avancée, mais elle vient tout juste de lancer son projet d’agent de liaison. Du côté de Québec, on vient aussi de créer un petit projet pilote pour les femmes immigrantes.
Baptisée « Des racines et des mots », l’activité réunit à la bibliothèque cinq mères immigrées et cinq mères d’ici avec leurs enfants. « L’idée, c’est de sortir certaines femmes de l’isolement », explique Martine Lacasse, de la bibliothèque Gabrielle-Roy. « On se rend compte que, dans les familles immigrantes où on ne parle pas français à la maison, les difficultés sont très grandes quand les enfants arrivent à l’école. Donc on essaie d’aider à la francisation des très jeunes. »

La capitale accueille de surcroît beaucoup de réfugiés pour qui l’intégration est particulièrement ardue. Dès lors, une activité de ce genre peut faire une grande différence.

Mme Lacasse cite en exemple le cas d’une mère népalaise qui a pu s’initier à l’autobus grâce à ce projet. « La première fois, il y avait une bénévole qui l’attendait à l’arrêt et, la troisième fois, elle était capable de se rendre toute seule à la bibliothèque et on voyait que, pour elle, c’était une fierté de développer de l’autonomie. Cette maman-là a beaucoup évolué au cours des six rencontres », dit-elle.


Date de création : 2013/02/12 - 18:52
Dernière modification : 2013/03/30 - 13:27
Catégorie : « Ce que j'ai vécu... » - Bons coups...
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