Vous êtes ici :  Accueil
 
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la page...
Recherche
 
Fermer
Dernière heure...
Ressources à Québec

 ↑  
« Ce que j'ai vécu... »
Coutumes & traditions
Données
À l'agenda
Visites

 127020 visiteurs

 23 visiteurs en ligne

Facebook

Facebook_logo.jpg

Bienvenue sur Cultures au coeur

  
Quel cadeau votre peuple est-il venu faire au monde ?...
 
...et le peuple d'où vient votre voisin ? 

C'est cette question qui a fait naître Cultures au coeur :

Un site web dédié aux rapprochements interculturels
et un réseau d'animation à Québec
   .

*
Dans le concret, vous trouvez dans ce site...

CoeurLogo.jpgDu matériel pour soutenir nos activités d'animation à Québec.
Elles consistent en rencontres thématiques, potlucks, sorties interculturelles...
...et, de date récente, un projet de jumelages.
Nous oeuvrons en collaboration avec l'Accorderie de Québec.

CoeurLogo.jpgDes illustrations de visions, de coutumes et de bons coups porte-bonheur dans nos héritages culturels
- qu'ils soient amérindiens, québécois de souche ou d'adoption, ou même venus d'ailleurs.

CoeurLogo.jpgDes ressources et des témoignages vécus pour aider des nouveaux arrivants à s'intégrer à la région de Québec.

CoeurLogo.jpgUn blogue, où nous prenons position à l'occasion sur des thèmes citoyens ou face à des événements d'actualité.

*
...Pourquoi donc ?

La science d'aujourd'hui aussi bien que les sagesses millénaires nous le confirment :
notre première identité est de faire partie d'un grand Tout de la vie où tout est interdépendant.
Et tous nous avons les mêmes besoins  -  notamment la recherche du bonheur :
se pourrait-il que chaque peuple, de par son expérience, ait quelques réponses à offrir ?...
Et que de réunir ces réponses rendrait notre planète, notre société, notre quartier plus habitables ?...

Cultures au coeur, c'est une main tendue ou un pas de danse
pour communiquer les saveurs de nos diversités
-  notamment au Québec et dans la la Francophonie  -
pour créer avec vous un chez-nous où tous se reconnaissent, quelle que soit leur date d'arrivée,
puisque nous sommes tous des migrants de la vie...


Essayons de dire ça en langage québécois...
Comme une partie de l'année «mon pays c'est l'hiver...»,
que diriez-vous de garder le meilleur d'un Québec pure laine
et d'en faire ensemble un vêtement qui réchauffe tout son monde ..au coton !?


Denis Breton, éditeur du site
en équipe avec Pierre-Paul, Émilio, et d'autres passionnés d'interculturel

Les 4 dernières nouvelles
Faire danser les cultures au Québec : un rêve ?... - par Editeur le 2017/10/11 - 21:20

NicolasFlavia_2_cw.jpg Partage autour du film
Corps en mouvement

Soirée-rencontre Cultures au coeur
du 9 octobre 2017


C’est la reprise des soirées-rencontre Cultures au coeur à l’Accorderie, saison 2017-2018.
Telki Sanabria et Nicolas Villamarin sont venus nous présenter leur film documentaire : Corps en mouvement, où ils donnent la parole à des jeunes artistes issus de plusieurs cultures, qui ont fait du Québec autant que de la musique leur maison.

« Je danse, donc je vis »
Leur intention avec ce film : partager une expérience  -  la passion de faire danser et de créer des ponts musicaux entre entre les cultures. C’est en même temps un cri du coeur, exprimé avec sobriété mais aussi avec émotion : «Ah ! si nous pouvions en faire aussi notre gagne-pain... » Tantôt parce que l’industrie musicale siphonne leurs talents à vil prix, tantôt parce que le bassin québécois de petite taille et tourné vers les vedettes valorise bien plus les tubes nord-américains à la mode que les musiques du monde.

Une rencontre qui s’est prolongée plus que de coutume, tellement les 15 personnes présentes buvaient le témoignage de nos invités ! On reconnaissait dans la salle des gens originaires du Québec, de la Colombie, de l’Équateur, d’Algérie, de la France et de l’Iran.

La suite de l'article...

Lire la suite Lire la suite

NicolasFlavia_2_cw.jpg Partage autour du film
Corps en mouvement

Soirée-rencontre Cultures au coeur
du 9 octobre 2017


C’est la reprise des soirées-rencontre Cultures au coeur à l’Accorderie, saison 2017-2018.
Telki Sanabria et Nicolas Villamarin sont venus nous présenter leur film documentaire : Corps en mouvement, où ils donnent la parole à des jeunes artistes issus de plusieurs cultures, qui ont fait du Québec autant que de la musique leur maison.

« Je danse, donc je vis »
Leur intention avec ce film : partager une expérience  -  la passion de faire danser et de créer des ponts musicaux entre entre les cultures. C’est en même temps un cri du coeur, exprimé avec sobriété mais aussi avec émotion : «Ah ! si nous pouvions en faire aussi notre gagne-pain... » Tantôt parce que l’industrie musicale siphonne leurs talents à vil prix, tantôt parce que le bassin québécois de petite taille et tourné vers les vedettes valorise bien plus les tubes nord-américains à la mode que les musiques du monde.

Une rencontre qui s’est prolongée plus que de coutume, tellement les 15 personnes présentes buvaient le témoignage de nos invités ! On reconnaissait dans la salle des gens originaires du Québec, de la Colombie, de l’Équateur, d’Algérie, de la France et de l’Iran.

La suite de l'article...

Fermer Fermer


Une rencontre chère à Abdoul Tremblay... - par Editeur le 2017/09/30 - 23:00

2017-09-Quebec_ville_ouverte.jpg

Se sentir peu à peu Québécois...

Samedi le 30 septembre se tenait une Sortie Cultures au coeur, au chaud, puisque l'événement se déroulait à l'Accorderie de Québec, parrain-adoptif de notre projet d'animation. Notre équipe était heureuse d'accueillir au nom de l'Accorderie Florence Piron, avec son équipe des Éditions Science et bien commun, qui venaient nous présenter leurs nouvelles publications : 'Québec arabe' et 'Québec ville refuge' :  ces livres sortent à peine du four, mais vous aurez plaisir à les découvrir dès qu'elles seront en librairie, en bibliothèque ...ou sur votre oreiller. La petite salle Bruno-Montour ne savait plus où mettre tout son monde tellement il y avait de personnes au rendez-vous !

Si vous cherchez sur Internet, vous trouverez côte à côte deux organismes : l'Association Science et bien commun et les Éditions Science et bien commun. Disons que l'Association plante des semences en mettant la recherche au service d'une vision citoyenne, tandis que les Éditions travaillent à la récolte en diffusant ses fruits.

Cette fois on nous présentait des portraits d’immigrants de culture arabe, alors qu'une publication antérieure portait sur la présence des cultures africaines à Québec. Je ne quebec_arabe_tome2_w.pngvous cache pas que notre ami Mohamed Tremblay était dans la salle et qu'il se tortillait d'aise sur sa chaise...

Nous faisons écho à cet événement pour deux raisons. La première, c'est pour la richesse des échanges qui s'en sont suivis : décidément, ça se sentait que le rapprochement interculturel avance à Québec, vraiment, contrairement à ce que certains médias ou courants intégristes prétendent.
La seconde raison, c'est de vous faire connaître la richesse rare de ces récits de vie, dont nous aurons grand plaisir à publier des extraits dans le site Cultures au coeur. C'est aussi de vous faire savoir qu'une particularité de cette maison d'édition, c'est qu'elle ne se contente pas de mettre ses livres en librairie. Elle les met aussi gratuitement en ligne et vous invite même à les reproduire ...et à les diffuser!

Donnons simplement la parole à ses auteurs :

« Le racisme et la discrimination sont attisés par l’ignorance mutuelle. « Qui sont ces personnes qui viennent trouver refuge dans ma ville? », se demandent les habitants qui y sont nés ou qui y ont grandi. « Comment vont m’accueillir ces personnes qui habitent la ville où je me retrouve aujourd’hui?», se demandent les personnes réfugiées à Québec après avoir fui leur pays. L’absence de réponse à ces questions peut engendrer la méfiance, le rejet et le repli sur soi et nuire à la construction collective du vivre-ensemble harmonieux auquel tous et toutes aspirent.

Ce livre, comme l’ensquebec_refuge_w.pngemble de la série Québec ville ouverte, répond de manière concrète et simple à ce besoin de mieux se connaître et se comprendre. Il propose des portraits d’hommes et de femmes qui sont arrivés un jour à Québec avec le statut de réfugié et des portraits de personnes qui ont choisi de les accueillir bénévolement ou de travailler pour un organisme qui prend soin d’eux. Des portraits de journalistes ou de spécialistes universitaires qui connaissent bien la situation des personnes réfugiées complètent ce livre.

Ces courts portraits, réalisés par des étudiantes et étudiants en communication publique de l’Université Laval, nous montrent à la fois les différences, mais aussi les ressemblances entre les aspirations, les rêves, les manières de vivre et les valeurs de tous les citoyens et citoyennes de Québec, nés dans la ville ou ailleurs, ainsi que la générosité et l’ouverture qui caractérisent ceux et celles qui veulent accueillir…»  -  http://www.editionscienceetbiencommun.org/?p=646

Lire la suite Lire la suite

2017-09-Quebec_ville_ouverte.jpg

Se sentir peu à peu Québécois...

Samedi le 30 septembre se tenait une Sortie Cultures au coeur, au chaud, puisque l'événement se déroulait à l'Accorderie de Québec, parrain-adoptif de notre projet d'animation. Notre équipe était heureuse d'accueillir au nom de l'Accorderie Florence Piron, avec son équipe des Éditions Science et bien commun, qui venaient nous présenter leurs nouvelles publications : 'Québec arabe' et 'Québec ville refuge' :  ces livres sortent à peine du four, mais vous aurez plaisir à les découvrir dès qu'elles seront en librairie, en bibliothèque ...ou sur votre oreiller. La petite salle Bruno-Montour ne savait plus où mettre tout son monde tellement il y avait de personnes au rendez-vous !

Si vous cherchez sur Internet, vous trouverez côte à côte deux organismes : l'Association Science et bien commun et les Éditions Science et bien commun. Disons que l'Association plante des semences en mettant la recherche au service d'une vision citoyenne, tandis que les Éditions travaillent à la récolte en diffusant ses fruits.

Cette fois on nous présentait des portraits d’immigrants de culture arabe, alors qu'une publication antérieure portait sur la présence des cultures africaines à Québec. Je ne quebec_arabe_tome2_w.pngvous cache pas que notre ami Mohamed Tremblay était dans la salle et qu'il se tortillait d'aise sur sa chaise...

Nous faisons écho à cet événement pour deux raisons. La première, c'est pour la richesse des échanges qui s'en sont suivis : décidément, ça se sentait que le rapprochement interculturel avance à Québec, vraiment, contrairement à ce que certains médias ou courants intégristes prétendent.
La seconde raison, c'est de vous faire connaître la richesse rare de ces récits de vie, dont nous aurons grand plaisir à publier des extraits dans le site Cultures au coeur. C'est aussi de vous faire savoir qu'une particularité de cette maison d'édition, c'est qu'elle ne se contente pas de mettre ses livres en librairie. Elle les met aussi gratuitement en ligne et vous invite même à les reproduire ...et à les diffuser!

Donnons simplement la parole à ses auteurs :

« Le racisme et la discrimination sont attisés par l’ignorance mutuelle. « Qui sont ces personnes qui viennent trouver refuge dans ma ville? », se demandent les habitants qui y sont nés ou qui y ont grandi. « Comment vont m’accueillir ces personnes qui habitent la ville où je me retrouve aujourd’hui?», se demandent les personnes réfugiées à Québec après avoir fui leur pays. L’absence de réponse à ces questions peut engendrer la méfiance, le rejet et le repli sur soi et nuire à la construction collective du vivre-ensemble harmonieux auquel tous et toutes aspirent.

Ce livre, comme l’ensquebec_refuge_w.pngemble de la série Québec ville ouverte, répond de manière concrète et simple à ce besoin de mieux se connaître et se comprendre. Il propose des portraits d’hommes et de femmes qui sont arrivés un jour à Québec avec le statut de réfugié et des portraits de personnes qui ont choisi de les accueillir bénévolement ou de travailler pour un organisme qui prend soin d’eux. Des portraits de journalistes ou de spécialistes universitaires qui connaissent bien la situation des personnes réfugiées complètent ce livre.

Ces courts portraits, réalisés par des étudiantes et étudiants en communication publique de l’Université Laval, nous montrent à la fois les différences, mais aussi les ressemblances entre les aspirations, les rêves, les manières de vivre et les valeurs de tous les citoyens et citoyennes de Québec, nés dans la ville ou ailleurs, ainsi que la générosité et l’ouverture qui caractérisent ceux et celles qui veulent accueillir…»  -  http://www.editionscienceetbiencommun.org/?p=646

Fermer Fermer


PoigneeDeMains-Maya_tw.png

« Quel cadeau ton peuple d'origine est-il venu faire au monde ?... » 

Imaginez qu'on ait demandé à une des couleurs de l'arc-en-ciel « Qu'est-ce que tu fais là?.. Quel est ton cadeau original à la beauté du ciel après la pluie?... »

C'est ce genre de question que se sont fait poser des élèves de 5e année à propos de leur héritage culturel. Et ça va les amener à faire une exploration qui va s'étaler sur toute l'année scolaire 2017-2018. Oui, c'est lancé ! Ça se passe à Québec, dans le quartier de Vanier (secteur Les Rivières), à l'École Sans frontière, dans la classe de Brigitte.

L'enseignante, Brigitte Pineault, co-animera le projet avec Denis Breton, de Cultures au coeur. Ses 17 élèves ont entrepris d'y participer, et parmi eux 8 sont issus de l’immigration.

Ce projet mijotait doucement jusqu'à ce qu'il trouve un(e) enseignant(e) qui voudrait bien l'entreprendre avec ses élèves. En fait, il pose aux enfants cette même question qui a fait naître le projet Cultures au coeur tout entier. L'activité 'Ma culture = mon cadeau' vient s'ajouter comme volet junior. Un outil de rapprochement interculturel par plaisir, une semence de cohabitation interculturelle conviviale  -  quelque chose dont a soif notre planète...

On pourrait reformuler autrement la question posée à nos jeunes en ce début septembre : « Qu'est-ce qui manquerait au monde si ton peuple n'était pas là pour témoigner d'une poignée, grande ou petite, qu'elle a trouvée pour attraper quelque chose du bonheur ?... » Ça peut être dans le domaine des arts, du sport, de la famille, des réalisations techniques, de la vie communautaire... Peu importe, c'est son cadeau au monde...

Les premiers pas de cette exploration
À la première rencontre, nos jeunes ont réagi à la proposition. Marché conclu ! ça les intéresse. Et ça intéresse aussi Brigitte, elle qui a fait ses premières expériences en enseignement dans la communauté Atikamekw d'Obejiwan, en Haute-Mauricie.
En manière de pacte, les jeunes ont échangé la salutation Maya  -  qui devient le logo de ce projet pédagogique.

À la prochaine rencontre, les jeunes vont se jumeler deux à deux  -  bien sûr entre élèves de cultures différentes. Et chacun va faire l'exploration sur l'héritage culturel de l'autre. En guise de réchauffement, ils vont se faire journalistes et produire un mini-reportage à la découverte d'une journée ordinaire dans la vie de ce peuple. Brigitte et Denis salivent déjà...

Nous vous donnerons d'autres nouvelles du projet dans la suite, revenez nous lire.
Vous trouvez la chronique complète à l'onglet "Ma culture = mon cadeau",
parlez-en à des enseignants de votre entourage...

...Et que diriez-vous de nous communiquer votre propre expérience ?  Quels cadeaux fait au monde la société québécoise, à votre avis?... Ou d'autres groupes culturels que vous avez eu l'occasion de côtoyer ?.... : contact@culturesaucoeur.org

Lire la suite Lire la suite

PoigneeDeMains-Maya_tw.png

« Quel cadeau ton peuple d'origine est-il venu faire au monde ?... » 

Imaginez qu'on ait demandé à une des couleurs de l'arc-en-ciel « Qu'est-ce que tu fais là?.. Quel est ton cadeau original à la beauté du ciel après la pluie?... »

C'est ce genre de question que se sont fait poser des élèves de 5e année à propos de leur héritage culturel. Et ça va les amener à faire une exploration qui va s'étaler sur toute l'année scolaire 2017-2018. Oui, c'est lancé ! Ça se passe à Québec, dans le quartier de Vanier (secteur Les Rivières), à l'École Sans frontière, dans la classe de Brigitte.

L'enseignante, Brigitte Pineault, co-animera le projet avec Denis Breton, de Cultures au coeur. Ses 17 élèves ont entrepris d'y participer, et parmi eux 8 sont issus de l’immigration.

Ce projet mijotait doucement jusqu'à ce qu'il trouve un(e) enseignant(e) qui voudrait bien l'entreprendre avec ses élèves. En fait, il pose aux enfants cette même question qui a fait naître le projet Cultures au coeur tout entier. L'activité 'Ma culture = mon cadeau' vient s'ajouter comme volet junior. Un outil de rapprochement interculturel par plaisir, une semence de cohabitation interculturelle conviviale  -  quelque chose dont a soif notre planète...

On pourrait reformuler autrement la question posée à nos jeunes en ce début septembre : « Qu'est-ce qui manquerait au monde si ton peuple n'était pas là pour témoigner d'une poignée, grande ou petite, qu'elle a trouvée pour attraper quelque chose du bonheur ?... » Ça peut être dans le domaine des arts, du sport, de la famille, des réalisations techniques, de la vie communautaire... Peu importe, c'est son cadeau au monde...

Les premiers pas de cette exploration
À la première rencontre, nos jeunes ont réagi à la proposition. Marché conclu ! ça les intéresse. Et ça intéresse aussi Brigitte, elle qui a fait ses premières expériences en enseignement dans la communauté Atikamekw d'Obejiwan, en Haute-Mauricie.
En manière de pacte, les jeunes ont échangé la salutation Maya  -  qui devient le logo de ce projet pédagogique.

À la prochaine rencontre, les jeunes vont se jumeler deux à deux  -  bien sûr entre élèves de cultures différentes. Et chacun va faire l'exploration sur l'héritage culturel de l'autre. En guise de réchauffement, ils vont se faire journalistes et produire un mini-reportage à la découverte d'une journée ordinaire dans la vie de ce peuple. Brigitte et Denis salivent déjà...

Nous vous donnerons d'autres nouvelles du projet dans la suite, revenez nous lire.
Vous trouvez la chronique complète à l'onglet "Ma culture = mon cadeau",
parlez-en à des enseignants de votre entourage...

...Et que diriez-vous de nous communiquer votre propre expérience ?  Quels cadeaux fait au monde la société québécoise, à votre avis?... Ou d'autres groupes culturels que vous avez eu l'occasion de côtoyer ?.... : contact@culturesaucoeur.org

Fermer Fermer


Bacs-a-fleur_L-Ile_Vanier_2017-08_w.jpgUne « île » d'été ...qu'on voudrait à l'année longue !


Une place « éphémère » ?...

Dans ce quartier largement multiculturel au cœur de Québec, une place éphémère a vu le jour à la fin de l’été 2017. Prétexte à donner l’occasion aux gens du milieu de se rencontrer, elle a été pensée et créée avec la collaboration de jeunes de l’Arrondissement Les Rivières.

La Ville de Québec nous dit à propos de cette place festive : « Issue de l’imagination d’élèves des 1re et 2e secondaires et des classes d’intégration et d’adaptation scolaire de l’école secondaire de Vanier, la place publique (…) a été créée grâce à l’implication citoyenne des jeunes du secteur de Vanier et au soutien d’une dizaine d’organismes chapeautés par la Ruche – Table de quartier. » *


Pour nous de Cultures au cœur...Pierre-Paul--Hector_L-Ile_Vanier_2017-08_w.jpg

...la participation de Pierre-Paul Racicot mérite d’être saluée !
Vous avez repéré ce patriarche, tout en rire, à la droite ?...

On devait une fière chandelle à cet artisan de Cultures au cœur, déjà très impliqué dans le quartier de Vanier. Il n’a pas ménagé sa créativité, sa débrouillardise technique et son temps, pour faire apparaître, tout en bois : carré de sable, décor floral, babillard d’expression créatrice et une caisse de jeux qui est vite devenu… le banc du piano ! Chacun pouvait s’y exécuter selon ses inspirations et son talent.

Graffiti_L-Ile_Vanier_2017-08_w.jpgPiano_L-Ile_Vanier_w.jpg AlexandraAubry_L-Ile_Vanier_2017-08_w.jpg
 

« Revenez donc l'an prochain !...»
nous dit le sourire bien peu éphémère d'Alexandra Aubry

Denis Breton



------------------------
* Le reportage complet par la Ville de Québec


 

Lire la suite Lire la suite

Bacs-a-fleur_L-Ile_Vanier_2017-08_w.jpgUne « île » d'été ...qu'on voudrait à l'année longue !


Une place « éphémère » ?...

Dans ce quartier largement multiculturel au cœur de Québec, une place éphémère a vu le jour à la fin de l’été 2017. Prétexte à donner l’occasion aux gens du milieu de se rencontrer, elle a été pensée et créée avec la collaboration de jeunes de l’Arrondissement Les Rivières.

La Ville de Québec nous dit à propos de cette place festive : « Issue de l’imagination d’élèves des 1re et 2e secondaires et des classes d’intégration et d’adaptation scolaire de l’école secondaire de Vanier, la place publique (…) a été créée grâce à l’implication citoyenne des jeunes du secteur de Vanier et au soutien d’une dizaine d’organismes chapeautés par la Ruche – Table de quartier. » *


Pour nous de Cultures au cœur...Pierre-Paul--Hector_L-Ile_Vanier_2017-08_w.jpg

...la participation de Pierre-Paul Racicot mérite d’être saluée !
Vous avez repéré ce patriarche, tout en rire, à la droite ?...

On devait une fière chandelle à cet artisan de Cultures au cœur, déjà très impliqué dans le quartier de Vanier. Il n’a pas ménagé sa créativité, sa débrouillardise technique et son temps, pour faire apparaître, tout en bois : carré de sable, décor floral, babillard d’expression créatrice et une caisse de jeux qui est vite devenu… le banc du piano ! Chacun pouvait s’y exécuter selon ses inspirations et son talent.

Graffiti_L-Ile_Vanier_2017-08_w.jpgPiano_L-Ile_Vanier_w.jpg AlexandraAubry_L-Ile_Vanier_2017-08_w.jpg
 

« Revenez donc l'an prochain !...»
nous dit le sourire bien peu éphémère d'Alexandra Aubry

Denis Breton



------------------------
* Le reportage complet par la Ville de Québec


 

Fermer Fermer


Commentaires - Mon préféré

Note n°6
par Jacques_Lavigne_Qubec le 2013/02/20 - 19:41

Bonjour initiateurs du groupe d'échange interculturel

J'ai pris connaissance de votre projet d'échange sur votre  site internet. Sans en connaître plus que ce que vous avez initié sur votre site, je trouve votre initiative amballante et porteuse d'avenir. Les valeurs d'accueil , de solidarité et d'entraide des Québécois feront sûrement un succès de votre projet pour amener  les citoyens et citoyennes de la région à accuellir l'autre, d'où qu'il soit, tel qu'il est , sans jugement et avec ouverture d'esprit.

Vous avez là une initiative qui mérite d'être appuyée.

Québec

Les 3 derniers billets

Nicole-Obomsawin_w.jpg

« Kwe ! » Un mot qu'on se met à répéter par coeur...

Coup sur coup les gens des Premières nations nous ont accueillis à deux fins de semaine fortes en couleurs et même en émotions. Fin août, c'était d'abord Place des Premiers Peuples au Rendez-vous Limoilou 2017, à l'Anse-à-Cartier. Puis début septembre Kwe ! À la rencontre des peuples autochtones, Place de l'Assemblée nationale, à Québec.

Le premier événement émanait du Cercle Kisis *.
Le second était une initiative d'Affaires autochtones et Nord Canada en collaboration avec le Conseil de la Nation huronne-wendat et l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador. Le Cercle Kisis en a coordonné le volet jeunesse, avec sa création d'une oeuvre collective.


Au milieu des danses rythmées du tambour qui s'entendaient de très loin en s'approchant, des contes et légendes, des jeux traditionnels, au milieu des films documentaires, de la construction d'un mini-canot d'écorce devant nos yeux ou des conversations que nous avions librement avec les gens des Premières nations, trois moments m'ont particulièrement touché.
 

Des moments d'émotion

L'un a été, au cours du premier événement, la fresque historique que nous a dessinée Alexandre Bacon sous le shaputuan : il nous a fait vivre de l'intérieur la réalité amérindienne depuis la Nouvelle-France jusqu'à aujourd'hui. J'y reviendrai tout à l'heure...

Un autre moment sensible pour moi, qui adore l'histoire, a été lors du deuxième événement, lorsque j'ai pénétré dans la grande tente qui rassemblait des porte-parole des 11 nations autochtones du Québec : «Ouaouah !...» Entre autres, j'ai littéralement bu ce que nous racontait un aîné Micmac, historien par surcroît, sur l'ancrage de sa nation à Gaspé, avec un rayonnement dans tout l'est du Québec à l'époque où sont venus les Vikings. Puis l'histoire recule de 10 000 ans : il nous parle des migrations de leurs ancêtres à travers le détroit de Béring  -  communes à la plupart des peuples autochtones d'Amérique du nord et du sud. Je n'avais pas assez d'oreilles pour l'écouter quand il nous a donné des exemples d'expressions cousines dans la langue micmac et dans la langue chinoise !... À sa connaissance, 60% de la population québécoise aurait du sang amérindien dans ses veines.


À quelques pas de là, je découvrais ensuite une douzaine d'artistes en train d'achever la fresque dont vous voyez quelques photos plus bas : nouvelle émotion forte pour moi. Une création collective entre des jeunes des nations autochtones (Attikamekw, Wandat, Innus...) et des jeunes Blancs, un marathon de 48 heures.  On sentait une énergie dans l'assistance quand les auteurs de la fresque ont décrit la toile et la «rencontre» que sa création leur a fait vivre. L'oeuvre évoque des aspects chers au coeur des Amérindiens :  cérémonie dans le cercle, rêves sacrés innus reflétés dans le tambour, imaginaire inuit dans les aurores boréales, et même un symbole du drame des femmes plus récemment disparues.  La fresque va être offerte à la communauté de Wendake.

Fresque-Kwe_2017_1_w.jpg   Fresque-Kwe_2017_2_w.jpgFresque-Kwe_2017_3_w.jpg

Deux artisanes du projet en disent un mot vibrant, à la fin : «Ce fut toute une aventure... »  raconte Sarah Cleary. «...Malgré tous les défis que vous avez dans vos vies, j'ai senti à travers cette toile la détermination que vous avez... On doit se reconnecter au territoire et le protéger... »  Guitté Hartog. ajoute : «C'est plus beau parce qu'on s'est mis ensemble de toutes les nations, parce qu'on est différents... L'art ça ne sert à rien, mais ça humanise : on a tellement besoin de s'humaniser... Souvent on ne sait pas où est-ce qu'on s'en va comme pays, comme nations, comme familles, comme personnes. C'est d'accepter le flou... 'Faut apprendre à vivre ensemble, que chacun prenne sa place... parce qu'on croit qu'on participe à quelque chose qui est plus grand que nous autres... »

AlexandreBacon_Anse-A-Carti.jpg
Une autre fresque, historique celle-là

Alexandre Bacon, anthropologue, est Innu par son origine paternelle, et métissé. Sa causerie lors du premier événement s'inscrivait dans le contexte des 150 ans de l'histoire canadienne. Il nous a rappelé que 60 langues amérindiennes sont parlées à travers le Canada, et qu'on trouve 11 nations autochtones au Québec, en 55 communautés.

Jusqu'aux années 1800, nos relations entre peuples ont été avant tout des relations d'alliances, économiques particulièrement. Elles ont commencé avec les Vickings et les Basques, donc bien avant la rencontre avec Jacques Cartier.

Il a évoqué notre origine coloniale, déterminante pour le découpage du territoire, et la volonté avouée de faire disparaître les Indiens ou de les assimiler. Ainsi, Amherst a distribué des couvertures imbibées de petite vérole. Une dizaine de milliers d'enfants ont été obligés de vivre en pensionnats, comparable à des camps de concentration. La fermeture du dernier remonte à... 1996 ! Les archives fédérales racontent même les tentatives de leur inculquer la tuberculose...

Bacon évoque la Loi sur les Indiens de 1857, qui se décrit comme ''L'acte pour la civilisation graduelle des Sauvages du Canada''. Les réserves sont une créature de cette loi; elles obligeaient les Amérindiens nomades à se sédentariser. Aujourd'hui encore les Autochtones sont considérés des mineurs, civilement. Bien des communautés doivent encore vivre à l'écart les unes des autres et de nos villes, sans moyens de transport, notamment chez les Inuits. En 1955-56, 30 000 chiens de traîneaux étaient abattus par les autorités fédérales, par volonté de les ''civiliser'' et de les arracher à leur territoire  -  «...une déchirure qu'éprouvent aussi bien des migrants : c'est comme être un réfugié chez soi... »  La Commission Vérité et réconciliation  a reconnu ces drames créés par la colonisation, aussi dans d'autres pays à travers le monde.


« ...Il y a une réconciliation qui est à faire, entre les peuples, avec notre territoire, avec la nature... une célébration de la diversité.» Il ajoute: « Ce que je vous souhaite le plus... c'est d'avoir la chance d'accompagner les Autochtones en forêt... Vous allez trouver l'humanité qu'il y a à travers les Premières nations... une simplicité...quelque chose de plus vrai... C'est urgent qu'on célèbre cette vision du monde là, avant qu'on aille trop loin dans notre destruction générale (de la forêt, du territoire)....»

Le ton est affirmatif, mais serein : « On est obligé de considérer les aspects plus sombres de l'histoire... ...mais il y a de la lumière, il y a de l'espoir... ...Votre simple présence ici, votre désir d'en apprendre davantage, c'est énorme... » Bacon montre une direction pour cet espoir : «...dans l'éducation, dans la fierté... c'est quand une communauté s'implique activement dans la définition des solutions qui sont à mettre en oeuvre ...et qu'on l'invite à s'y engager... Il faut retrouver un sens à sa vie comme individu et comme société... »  
 

En conclusion

Vous le constatez, j'ai mélangé ici à dessein les événements des deux fins de semaine. C'est que, dans les deux cas, ce sont les Premières nations qui viennent au-devant de nous. Et avec le même état d'esprit : « Kwe !...bonjour ! »

Aujourd'hui, les Autochtones ne sont pas en train de disparaître; ils deviennent même plus nombreux. Où en sommes-nous dans nos rapports avec eux ?...
En sortant de ces journées, je me suis surpris à vouloir dire à ceux que j'ai côtoyés : « On ne tuera pas l'Indien en vous : vous êtes en train de le faire renaître en nous... »

_________
* Alexandre Bacon et Sarah Clément sont à l'origine du Cercle Kisis  -  un nom qui veut dire soleil, dans la langue anishnabe.  Ils s'entourent d'une bande de jeunes heureux derapprocher les Premières nations et les Québécois de toutes origines. https://www.facebook.com/cerclekisis/

Lire la suite Lire la suite

Nicole-Obomsawin_w.jpg

« Kwe ! » Un mot qu'on se met à répéter par coeur...

Coup sur coup les gens des Premières nations nous ont accueillis à deux fins de semaine fortes en couleurs et même en émotions. Fin août, c'était d'abord Place des Premiers Peuples au Rendez-vous Limoilou 2017, à l'Anse-à-Cartier. Puis début septembre Kwe ! À la rencontre des peuples autochtones, Place de l'Assemblée nationale, à Québec.

Le premier événement émanait du Cercle Kisis *.
Le second était une initiative d'Affaires autochtones et Nord Canada en collaboration avec le Conseil de la Nation huronne-wendat et l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador. Le Cercle Kisis en a coordonné le volet jeunesse, avec sa création d'une oeuvre collective.


Au milieu des danses rythmées du tambour qui s'entendaient de très loin en s'approchant, des contes et légendes, des jeux traditionnels, au milieu des films documentaires, de la construction d'un mini-canot d'écorce devant nos yeux ou des conversations que nous avions librement avec les gens des Premières nations, trois moments m'ont particulièrement touché.
 

Des moments d'émotion

L'un a été, au cours du premier événement, la fresque historique que nous a dessinée Alexandre Bacon sous le shaputuan : il nous a fait vivre de l'intérieur la réalité amérindienne depuis la Nouvelle-France jusqu'à aujourd'hui. J'y reviendrai tout à l'heure...

Un autre moment sensible pour moi, qui adore l'histoire, a été lors du deuxième événement, lorsque j'ai pénétré dans la grande tente qui rassemblait des porte-parole des 11 nations autochtones du Québec : «Ouaouah !...» Entre autres, j'ai littéralement bu ce que nous racontait un aîné Micmac, historien par surcroît, sur l'ancrage de sa nation à Gaspé, avec un rayonnement dans tout l'est du Québec à l'époque où sont venus les Vikings. Puis l'histoire recule de 10 000 ans : il nous parle des migrations de leurs ancêtres à travers le détroit de Béring  -  communes à la plupart des peuples autochtones d'Amérique du nord et du sud. Je n'avais pas assez d'oreilles pour l'écouter quand il nous a donné des exemples d'expressions cousines dans la langue micmac et dans la langue chinoise !... À sa connaissance, 60% de la population québécoise aurait du sang amérindien dans ses veines.


À quelques pas de là, je découvrais ensuite une douzaine d'artistes en train d'achever la fresque dont vous voyez quelques photos plus bas : nouvelle émotion forte pour moi. Une création collective entre des jeunes des nations autochtones (Attikamekw, Wandat, Innus...) et des jeunes Blancs, un marathon de 48 heures.  On sentait une énergie dans l'assistance quand les auteurs de la fresque ont décrit la toile et la «rencontre» que sa création leur a fait vivre. L'oeuvre évoque des aspects chers au coeur des Amérindiens :  cérémonie dans le cercle, rêves sacrés innus reflétés dans le tambour, imaginaire inuit dans les aurores boréales, et même un symbole du drame des femmes plus récemment disparues.  La fresque va être offerte à la communauté de Wendake.

Fresque-Kwe_2017_1_w.jpg   Fresque-Kwe_2017_2_w.jpgFresque-Kwe_2017_3_w.jpg

Deux artisanes du projet en disent un mot vibrant, à la fin : «Ce fut toute une aventure... »  raconte Sarah Cleary. «...Malgré tous les défis que vous avez dans vos vies, j'ai senti à travers cette toile la détermination que vous avez... On doit se reconnecter au territoire et le protéger... »  Guitté Hartog. ajoute : «C'est plus beau parce qu'on s'est mis ensemble de toutes les nations, parce qu'on est différents... L'art ça ne sert à rien, mais ça humanise : on a tellement besoin de s'humaniser... Souvent on ne sait pas où est-ce qu'on s'en va comme pays, comme nations, comme familles, comme personnes. C'est d'accepter le flou... 'Faut apprendre à vivre ensemble, que chacun prenne sa place... parce qu'on croit qu'on participe à quelque chose qui est plus grand que nous autres... »

AlexandreBacon_Anse-A-Carti.jpg
Une autre fresque, historique celle-là

Alexandre Bacon, anthropologue, est Innu par son origine paternelle, et métissé. Sa causerie lors du premier événement s'inscrivait dans le contexte des 150 ans de l'histoire canadienne. Il nous a rappelé que 60 langues amérindiennes sont parlées à travers le Canada, et qu'on trouve 11 nations autochtones au Québec, en 55 communautés.

Jusqu'aux années 1800, nos relations entre peuples ont été avant tout des relations d'alliances, économiques particulièrement. Elles ont commencé avec les Vickings et les Basques, donc bien avant la rencontre avec Jacques Cartier.

Il a évoqué notre origine coloniale, déterminante pour le découpage du territoire, et la volonté avouée de faire disparaître les Indiens ou de les assimiler. Ainsi, Amherst a distribué des couvertures imbibées de petite vérole. Une dizaine de milliers d'enfants ont été obligés de vivre en pensionnats, comparable à des camps de concentration. La fermeture du dernier remonte à... 1996 ! Les archives fédérales racontent même les tentatives de leur inculquer la tuberculose...

Bacon évoque la Loi sur les Indiens de 1857, qui se décrit comme ''L'acte pour la civilisation graduelle des Sauvages du Canada''. Les réserves sont une créature de cette loi; elles obligeaient les Amérindiens nomades à se sédentariser. Aujourd'hui encore les Autochtones sont considérés des mineurs, civilement. Bien des communautés doivent encore vivre à l'écart les unes des autres et de nos villes, sans moyens de transport, notamment chez les Inuits. En 1955-56, 30 000 chiens de traîneaux étaient abattus par les autorités fédérales, par volonté de les ''civiliser'' et de les arracher à leur territoire  -  «...une déchirure qu'éprouvent aussi bien des migrants : c'est comme être un réfugié chez soi... »  La Commission Vérité et réconciliation  a reconnu ces drames créés par la colonisation, aussi dans d'autres pays à travers le monde.


« ...Il y a une réconciliation qui est à faire, entre les peuples, avec notre territoire, avec la nature... une célébration de la diversité.» Il ajoute: « Ce que je vous souhaite le plus... c'est d'avoir la chance d'accompagner les Autochtones en forêt... Vous allez trouver l'humanité qu'il y a à travers les Premières nations... une simplicité...quelque chose de plus vrai... C'est urgent qu'on célèbre cette vision du monde là, avant qu'on aille trop loin dans notre destruction générale (de la forêt, du territoire)....»

Le ton est affirmatif, mais serein : « On est obligé de considérer les aspects plus sombres de l'histoire... ...mais il y a de la lumière, il y a de l'espoir... ...Votre simple présence ici, votre désir d'en apprendre davantage, c'est énorme... » Bacon montre une direction pour cet espoir : «...dans l'éducation, dans la fierté... c'est quand une communauté s'implique activement dans la définition des solutions qui sont à mettre en oeuvre ...et qu'on l'invite à s'y engager... Il faut retrouver un sens à sa vie comme individu et comme société... »  
 

En conclusion

Vous le constatez, j'ai mélangé ici à dessein les événements des deux fins de semaine. C'est que, dans les deux cas, ce sont les Premières nations qui viennent au-devant de nous. Et avec le même état d'esprit : « Kwe !...bonjour ! »

Aujourd'hui, les Autochtones ne sont pas en train de disparaître; ils deviennent même plus nombreux. Où en sommes-nous dans nos rapports avec eux ?...
En sortant de ces journées, je me suis surpris à vouloir dire à ceux que j'ai côtoyés : « On ne tuera pas l'Indien en vous : vous êtes en train de le faire renaître en nous... »

_________
* Alexandre Bacon et Sarah Clément sont à l'origine du Cercle Kisis  -  un nom qui veut dire soleil, dans la langue anishnabe.  Ils s'entourent d'une bande de jeunes heureux derapprocher les Premières nations et les Québécois de toutes origines. https://www.facebook.com/cerclekisis/

Fermer Fermer

Publié le 2017/09/04 - 09:13  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

Loi 101 : que devient chez nous l’accent d’Amérique ?...

QuebecAccentDAmerique_w.jpg


Se peut-il qu'il existe un lien entre notre attitude face à Charte de la langue française (Loi 101) et et notre motivation à accueillir des immigrants ?...

Loi 101...

Je séjournais en France pour quelques années, à ce moment-là. En 1977, j’aurais aimé m’échapper pour venir participer à la ferveur populaire qui gagnait le Québec. René Lévesque, que j’admirais tant, nous donnait la fierté de nous-mêmes. Lui et son équipe ont osé voter la Loi 101 et nous donner envie de nous tenir debout comme peuple.

Je me souviens, déjà en 1967 : j’avais 19 ans et j’ai pu travailler à l’Expo ’67, ‘Terre des hommes’, à Montréal. Nous prenions soudain conscience d’habiter le monde. Et le reste du monde prenait conscience de l’existence du Québec, et plus largement de l’affirmation du fait français au Canada.

Les années suivantes ont consolidé cette renaissance. il y a eu de ces moments où nous participions à des manifestations citoyennes, et nous marchions dans les rues transportés par le cœur, avec l’envie de parler à tous ceux qui étaient autour… Un espoir nous gagnait et nous rendait palpable le sentiment que l’énergie du bonheur n’est pas qu’individuelle, mais aussi collective.


René Lévesque...

C’est un homme debout comme René Lévesque qui m’a fait comprendre le nécessaire équilibre entre croire en nous-mêmes et respecter nos minorités. C'est aussi un facteur de confiance pour ceux qui immigrent parmi nous : nous ne pouvons pas leur demander de nous aimer plus que nous nous aimons nous-mêmes. J’ai compris que c’était dans notre audace de vivre en français en terre d’Amérique et dans notre volonté de le faire respecter, que nous allions trouver nous aussi assez de confiance pour ouvrir notre porte et dire aux arrivants d’ailleurs «Venez, construisons le Québec ensemble…» Et c’est ce qui m’anime aujourd’hui ici, à me passionner pour rapprocher les gens de toutes les cultures.

Nous sommes une petite société noyée dans le grand ensemble nord-américain. Le rouleau compresseur du tout-à-l’économie-en-anglais a vite fait de laisser croire que la langue française ne fait que ralentir les affaires : tout pourrait se passer en anglais, ce serait plus simple. Those Quebeckers are out of business...

On oublie que parler notre langue nourrit nos sentiments d’identité et d'appartenance : ils font partie de nos raisons de vivre.ensemble. «Québec, l'accent d'Amérique» comme a choisi de s'afficher la ville de Québec. À la fois pour nous reconnaître et pour enrichir le monde de notre différence  -  et alors ne pas craindre celle des autres.

Aujourd'hui j'ai le bonheur de parler trois langues, et de me sentir à la fois citoyen du Québec et citoyen du monde. Je reconnais pourtant le désarroi de bien de mes compatriotes qui ne voient que le défi pour notre culture de survivre en Amérique du nord. Il nous faut trouver un équilibre entre cette aspiration légitime, et celle d'ouvrir notre coeur : «Venez, créons la suite de l'aventure québécoise ensemble...» Ça demande un sentiment de sécurité à la base.


...et les gens issus de l'immigration

Ceux qui viennent vivre à nos côtés sont séduits par notre bienveillance et notre simplicité, par la sécurité et la paix dont nous nous entourons : des valeurs que nous ont largement communiqué nos communautés amérindiennes. Bien des immigrants en ont cruellement manqué s’ils ont dû fuir la guerre, les intempéries ou la disette.

Apprendre à parler le français est difficile, et encore plus l'écrire, c'est vrai. Mais un défi plus grand est là, qui les insécurise : c'est notre indécision collective, quand ils nous voient «branler dans le manche», comme pour nous excuser d'exister. À nous de leur communiquer que vivre en français dans notre espace public  -  avec bienveillance pour ceux qui ont encore du mal à  le parler  -  est directement connecté aux valeurs qu'ils apprécient chez nous. «...chez-nous...» : une soif vitale au coeur de tout être humain. Oui, je souhaite que nous nous sentions assez chez nous pour souhaiter qu'eux comme leurs enfants arrivent à se sentir ici chez eux à leur tour...


Je m'adresse à mes enfants...

Devenus adultes aujourd’hui, il vous appartient de reprendre le flambeau... J’aimerais que vous ayez retenu de nous, vos parents, la fierté de nous-mêmes à travers ce que nous avons fait de notre vie. Comme une racine de confiance : c'est elle qui nous a donné envie d’accueillir ceux qui viennent, sans avoir peur de leur différence. Tout comme on s'assure d'avoir les pieds sur la terre ferme au moment de lancer une bouée à quelqu'un qui se débat dans l'eau...

En pratique, je vous propose d'observer vos réactions lorsque des gens s'adressent à vous en anglais, au pied de votre porte ou sur la rue à Montréal... Ou lorsque des copains truffent leur conversation de mots d'anglais, croyant que ça fera plus hot ou plus cool... Et comme citoyens, je vous convie à réaffirmer à nos gouvernants que nous tenons à ce que le français reste notre langue commune d'expression. Qu'il importe de la protéger davantage  -  par exemple dans les entreprises de taille moyenne ou dans l'exigence faite aux arrivants allophones de s'intégrer aux cégeps francophones. Tout en respectant les droits reconnus à nos citoyens d'expression anglaise, bien sûr; tout en apprenant aussi une langue seconde de qualité  -  que le réseau d'éducation francophone peut fort bien offrir.

Oui, avant d'être une question de lois, il s'agit de respect de nous-mêmes, personnel et collectif. Seule l'expression d'une force intérieure nous fera apprivoiser ceux qui immigrent chez nous, et nous fera dissoudre nos craintes d'être envahis, ou à l'inverse de voir fuir les gens ou les capitaux. On nous a tellement brandi ces épouvantails au fil de notre histoire ! Nous savons aujourd’hui qu’ils ne sont que des chimères.


Quoi souligner aujourd'hui, alors ?...

Qu'en diriez-vous, si nous profitions des 40 ans de la Loi 101 pour marquer notre décision de vivre debout comme personne et comme peuple …accueillant ?


Denis Breton

Lire la suite Lire la suite

Loi 101 : que devient chez nous l’accent d’Amérique ?...

QuebecAccentDAmerique_w.jpg


Se peut-il qu'il existe un lien entre notre attitude face à Charte de la langue française (Loi 101) et et notre motivation à accueillir des immigrants ?...

Loi 101...

Je séjournais en France pour quelques années, à ce moment-là. En 1977, j’aurais aimé m’échapper pour venir participer à la ferveur populaire qui gagnait le Québec. René Lévesque, que j’admirais tant, nous donnait la fierté de nous-mêmes. Lui et son équipe ont osé voter la Loi 101 et nous donner envie de nous tenir debout comme peuple.

Je me souviens, déjà en 1967 : j’avais 19 ans et j’ai pu travailler à l’Expo ’67, ‘Terre des hommes’, à Montréal. Nous prenions soudain conscience d’habiter le monde. Et le reste du monde prenait conscience de l’existence du Québec, et plus largement de l’affirmation du fait français au Canada.

Les années suivantes ont consolidé cette renaissance. il y a eu de ces moments où nous participions à des manifestations citoyennes, et nous marchions dans les rues transportés par le cœur, avec l’envie de parler à tous ceux qui étaient autour… Un espoir nous gagnait et nous rendait palpable le sentiment que l’énergie du bonheur n’est pas qu’individuelle, mais aussi collective.


René Lévesque...

C’est un homme debout comme René Lévesque qui m’a fait comprendre le nécessaire équilibre entre croire en nous-mêmes et respecter nos minorités. C'est aussi un facteur de confiance pour ceux qui immigrent parmi nous : nous ne pouvons pas leur demander de nous aimer plus que nous nous aimons nous-mêmes. J’ai compris que c’était dans notre audace de vivre en français en terre d’Amérique et dans notre volonté de le faire respecter, que nous allions trouver nous aussi assez de confiance pour ouvrir notre porte et dire aux arrivants d’ailleurs «Venez, construisons le Québec ensemble…» Et c’est ce qui m’anime aujourd’hui ici, à me passionner pour rapprocher les gens de toutes les cultures.

Nous sommes une petite société noyée dans le grand ensemble nord-américain. Le rouleau compresseur du tout-à-l’économie-en-anglais a vite fait de laisser croire que la langue française ne fait que ralentir les affaires : tout pourrait se passer en anglais, ce serait plus simple. Those Quebeckers are out of business...

On oublie que parler notre langue nourrit nos sentiments d’identité et d'appartenance : ils font partie de nos raisons de vivre.ensemble. «Québec, l'accent d'Amérique» comme a choisi de s'afficher la ville de Québec. À la fois pour nous reconnaître et pour enrichir le monde de notre différence  -  et alors ne pas craindre celle des autres.

Aujourd'hui j'ai le bonheur de parler trois langues, et de me sentir à la fois citoyen du Québec et citoyen du monde. Je reconnais pourtant le désarroi de bien de mes compatriotes qui ne voient que le défi pour notre culture de survivre en Amérique du nord. Il nous faut trouver un équilibre entre cette aspiration légitime, et celle d'ouvrir notre coeur : «Venez, créons la suite de l'aventure québécoise ensemble...» Ça demande un sentiment de sécurité à la base.


...et les gens issus de l'immigration

Ceux qui viennent vivre à nos côtés sont séduits par notre bienveillance et notre simplicité, par la sécurité et la paix dont nous nous entourons : des valeurs que nous ont largement communiqué nos communautés amérindiennes. Bien des immigrants en ont cruellement manqué s’ils ont dû fuir la guerre, les intempéries ou la disette.

Apprendre à parler le français est difficile, et encore plus l'écrire, c'est vrai. Mais un défi plus grand est là, qui les insécurise : c'est notre indécision collective, quand ils nous voient «branler dans le manche», comme pour nous excuser d'exister. À nous de leur communiquer que vivre en français dans notre espace public  -  avec bienveillance pour ceux qui ont encore du mal à  le parler  -  est directement connecté aux valeurs qu'ils apprécient chez nous. «...chez-nous...» : une soif vitale au coeur de tout être humain. Oui, je souhaite que nous nous sentions assez chez nous pour souhaiter qu'eux comme leurs enfants arrivent à se sentir ici chez eux à leur tour...


Je m'adresse à mes enfants...

Devenus adultes aujourd’hui, il vous appartient de reprendre le flambeau... J’aimerais que vous ayez retenu de nous, vos parents, la fierté de nous-mêmes à travers ce que nous avons fait de notre vie. Comme une racine de confiance : c'est elle qui nous a donné envie d’accueillir ceux qui viennent, sans avoir peur de leur différence. Tout comme on s'assure d'avoir les pieds sur la terre ferme au moment de lancer une bouée à quelqu'un qui se débat dans l'eau...

En pratique, je vous propose d'observer vos réactions lorsque des gens s'adressent à vous en anglais, au pied de votre porte ou sur la rue à Montréal... Ou lorsque des copains truffent leur conversation de mots d'anglais, croyant que ça fera plus hot ou plus cool... Et comme citoyens, je vous convie à réaffirmer à nos gouvernants que nous tenons à ce que le français reste notre langue commune d'expression. Qu'il importe de la protéger davantage  -  par exemple dans les entreprises de taille moyenne ou dans l'exigence faite aux arrivants allophones de s'intégrer aux cégeps francophones. Tout en respectant les droits reconnus à nos citoyens d'expression anglaise, bien sûr; tout en apprenant aussi une langue seconde de qualité  -  que le réseau d'éducation francophone peut fort bien offrir.

Oui, avant d'être une question de lois, il s'agit de respect de nous-mêmes, personnel et collectif. Seule l'expression d'une force intérieure nous fera apprivoiser ceux qui immigrent chez nous, et nous fera dissoudre nos craintes d'être envahis, ou à l'inverse de voir fuir les gens ou les capitaux. On nous a tellement brandi ces épouvantails au fil de notre histoire ! Nous savons aujourd’hui qu’ils ne sont que des chimères.


Quoi souligner aujourd'hui, alors ?...

Qu'en diriez-vous, si nous profitions des 40 ans de la Loi 101 pour marquer notre décision de vivre debout comme personne et comme peuple …accueillant ?


Denis Breton

Fermer Fermer

Publié le 2017/08/30 - 09:06  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
Premières Nations et peuples immigrés fraternisent  -  par Collaboration_spciale

PremieresNations-Immigres_CapMadeleine_2017_2_w.jpg


Rencontre entre Premières nations
et Peuples immigrés depuis 30 ou 400 ans
au Québec


«Cette Rencontre a été profonde et riche,
avec plus de 350 Premières Nations
qui venaient tant de l'Abitibi que de la Basse-Côte-Nord.
Incroyable, de très belles cérémonies dans la basilique et dehors ...superbe!»

Jean-Noël André, Espace Art Nature, Neuville




Une Rencontre entre Premières Nations et gens immigrés au pays – depuis peu ou depuis 400 ans – a eu lieu au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, les 30 et 31 mai dernier. Cet événement rassembleur visait à aider à aller plus loin sur le chemin de la guérison des blessures du passé, et surtout dans la célébration des richesses communes et des espoirs d’avenir.

La tenue de cet événement a été réalisée grâce au dévouement d’un Franco-Ontarien âgé de 84 ans, le père Bernard Ménard, bien connu pour les œuvres qu’il a dirigées au cours de sa carrière, dont L’Arche, durant sept ans, dans l’Est de l’Ontario. Sa devise actuelle est: «De nos jours, il faut invoquer trois nouveaux saints: S’INformer, S’INdigner, S’IMpliquer».

À un centre d’exposition ouvert durant les deux journées de la Rencontre, les participants ont pu consulter des ouvrages comme celui de Henri Goulet, Histoire des pensionnats indiens catholiques au Québec, et celui de James Daschuk, traduit en français par Catherine Ego, La destruction des indiens des Plaines. Maladies, famines organisées, disparition du mode de vie autochtone, ainsi que des documents comme la brochure En mission, témoin d’une compassion qui agit, et Origine, le magazine touristique du Québec autochtone.


Spiritualités

Après l’allocution d’ouverture, présentée par Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, les quelques centaines de personnes qui se sont rendues à Trois-Rivières pour cet évènement ont pu être sensibilisées à l’expérience Missinak à Québec, à la Mission de Paix sur le fleuve Saint-Laurent, et à l’existence du seul collège Premières Nations au Québec : Kiuna à Odanak.


Le lendemain, des ateliers sur l’écologie, sur les spiritualités chrétienne et amérindienne, ainsi que sur la justice et la réconciliation, se sont déroulés simultanément.


Métis

Il y a eu un «cercle de parole» où tous ont été invités à intervenir. Une mine de renseignements ont été échangés. J’ai pu PremieresNations-Immigres_CapMadeleine_2017_1_w.jpgconstater que peu de gens savaient que, dès le début de la fédération canadienne, Louis Riel voulait que les droits des Autochtones s’appliquent aussi aux Métis.

Au cours des années, le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux ont tour à tour nié avoir le pouvoir de légiférer à l’égard des Indiens non inscrits et des Métis. Ce n’est qu’en 2016 que la Cour suprême du Canada a déclaré, dans le dossier Daniels c. Canada (Affaires indiennes et du Nord canadien), [2016] 1 RCS 99, que les Indiens non inscrits et les Métis sont des «Indiens» visés au paragraphe 91(24) de la Loi constitutionnelle de 1867.


On ne savait pas non plus que Louis Riel et les Métis ont revendiqué le bilinguisme (français et anglais) législatif et judiciaire et que ce sujet est encore débattu de nos jours. En effet, depuis plus de 15 ans, les décisions de la Cour suprême du Canada demandent une interprétation généreuse des droits linguistiques, ce qui n’est pas encore le cas dans certaines juridictions du pays.


Ainsi, que l’on soit Autochtone, Métis ou Allochtone, il reste encore beaucoup de progrès à faire dans la reconnaissance des droits et, surtout, dans la juste interprétation de ces droits. Il n’est plus temps d’attendre; il faut que ces situations commencent maintenant à être redressées.  Ω


Extrait d'un reportage de Gérard Lévesque
 

Lire la suite Lire la suite

PremieresNations-Immigres_CapMadeleine_2017_2_w.jpg


Rencontre entre Premières nations
et Peuples immigrés depuis 30 ou 400 ans
au Québec


«Cette Rencontre a été profonde et riche,
avec plus de 350 Premières Nations
qui venaient tant de l'Abitibi que de la Basse-Côte-Nord.
Incroyable, de très belles cérémonies dans la basilique et dehors ...superbe!»

Jean-Noël André, Espace Art Nature, Neuville




Une Rencontre entre Premières Nations et gens immigrés au pays – depuis peu ou depuis 400 ans – a eu lieu au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, les 30 et 31 mai dernier. Cet événement rassembleur visait à aider à aller plus loin sur le chemin de la guérison des blessures du passé, et surtout dans la célébration des richesses communes et des espoirs d’avenir.

La tenue de cet événement a été réalisée grâce au dévouement d’un Franco-Ontarien âgé de 84 ans, le père Bernard Ménard, bien connu pour les œuvres qu’il a dirigées au cours de sa carrière, dont L’Arche, durant sept ans, dans l’Est de l’Ontario. Sa devise actuelle est: «De nos jours, il faut invoquer trois nouveaux saints: S’INformer, S’INdigner, S’IMpliquer».

À un centre d’exposition ouvert durant les deux journées de la Rencontre, les participants ont pu consulter des ouvrages comme celui de Henri Goulet, Histoire des pensionnats indiens catholiques au Québec, et celui de James Daschuk, traduit en français par Catherine Ego, La destruction des indiens des Plaines. Maladies, famines organisées, disparition du mode de vie autochtone, ainsi que des documents comme la brochure En mission, témoin d’une compassion qui agit, et Origine, le magazine touristique du Québec autochtone.


Spiritualités

Après l’allocution d’ouverture, présentée par Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, les quelques centaines de personnes qui se sont rendues à Trois-Rivières pour cet évènement ont pu être sensibilisées à l’expérience Missinak à Québec, à la Mission de Paix sur le fleuve Saint-Laurent, et à l’existence du seul collège Premières Nations au Québec : Kiuna à Odanak.


Le lendemain, des ateliers sur l’écologie, sur les spiritualités chrétienne et amérindienne, ainsi que sur la justice et la réconciliation, se sont déroulés simultanément.


Métis

Il y a eu un «cercle de parole» où tous ont été invités à intervenir. Une mine de renseignements ont été échangés. J’ai pu PremieresNations-Immigres_CapMadeleine_2017_1_w.jpgconstater que peu de gens savaient que, dès le début de la fédération canadienne, Louis Riel voulait que les droits des Autochtones s’appliquent aussi aux Métis.

Au cours des années, le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux ont tour à tour nié avoir le pouvoir de légiférer à l’égard des Indiens non inscrits et des Métis. Ce n’est qu’en 2016 que la Cour suprême du Canada a déclaré, dans le dossier Daniels c. Canada (Affaires indiennes et du Nord canadien), [2016] 1 RCS 99, que les Indiens non inscrits et les Métis sont des «Indiens» visés au paragraphe 91(24) de la Loi constitutionnelle de 1867.


On ne savait pas non plus que Louis Riel et les Métis ont revendiqué le bilinguisme (français et anglais) législatif et judiciaire et que ce sujet est encore débattu de nos jours. En effet, depuis plus de 15 ans, les décisions de la Cour suprême du Canada demandent une interprétation généreuse des droits linguistiques, ce qui n’est pas encore le cas dans certaines juridictions du pays.


Ainsi, que l’on soit Autochtone, Métis ou Allochtone, il reste encore beaucoup de progrès à faire dans la reconnaissance des droits et, surtout, dans la juste interprétation de ces droits. Il n’est plus temps d’attendre; il faut que ces situations commencent maintenant à être redressées.  Ω


Extrait d'un reportage de Gérard Lévesque
 

Fermer Fermer

Publié le 2017/06/06 - 20:51  - aucun commentaire - aucun commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
Vous êtes ici :  Accueil
 
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la page...

Noir-soucoupe-neige_DB.jpg
Ce site est le vôtre!
Proposez-nous  vos réactions et réflexions, vos photos et vidéos


Quel cadeau votre communauté culturelle fait-elle au monde ?...
Quel cadeau votr
e société d'accueil vous fait-elle ?...

Parlez-nous de vos contacts interculturels,
ou de votre parcours personnel d'immigration.
..

Un site offert par Denis Breton, Grandir Conseil, Québec

Dernière mise à jour: 11 octobre 2017