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Bienvenue sur Cultures au coeur

  
CatherineMamie_2016-06-13.jpg...Et si nos héritages culturels étaient un cadeau mutuel ?...
 
 

Cette question a fait naître Cultures au coeur :
un réseau d'animation dédié aux rapprochements interculturels à Québec.
Ce site le soutient et y convie la Francophonie.

*
 

Dans le concret, notre site vous propose...

CoeurLogo.jpgDes informations entourant nos activités d'animation, et leur reportage. Nous les menons en partenariat avec l'Accorderie de Québec.

CoeurLogo.jpgDes illustrations de coutumes, de visions et de réalisations porte-bonheur  tirées de nos héritages culturels  -  qu'ils soient amérindiens, québécois de souche ou québécois d'adoption  -  et aussi d'un peu partout à travers le monde.

CoeurLogo.jpgDes suggestions aux nouveaux arrivants pour les guider vers des ressources à Québec, utiles à leur intégration.

CoeurLogo.jpgDes témoignages de gens sur leur vécu de l'immigration ou leur expérience de l'accueil.

CoeurLogo.jpgUn blogue, où nous proposons des points de vue citoyens sur des sujets d'actualité interculturelle.
 


« Cultures au coeur ? »

En bref, nous souhaitons tout d'abord communiquer les saveurs de nos diversités. Qu'avez-vous d'unique dont je me priverais à ne pas vous connaître?...
...Et ça va plus loin... Quelles sont vos soifs qui ressemblent aux miennes?... Que diriez-vous qu'on les mette ensemble pour créer du neuf? ...ici au pied de notre porte, là dans notre grande communauté...?
Quand vous entendrez quelqu'un d'une autre culture vous confier «je me sens chez nous, ici...», le brillant dans ses yeux et dans les vôtres pourrait bien être un signe de réussite, et votre plus belle récompense.

Pour en savoir plus sur l'origine de notre initiative et son orientation.
Bienvenue de venir y contribuer avec nous !


Denis Breton
initiateur du projet, éditeur du site
en équipe avec des passionnés d'interculturel : Pierre-Paul, Emilio, Christiane, Guillaume et d'autres encore...

Les 4 dernières nouvelles
Un potluck qui jongle avec le bonheur... - par Editeur le 2018/04/16 - 16:29

PotluckCC_2018-04-14_Buffet.jpg

Venir savourer des mets exotiques...
...et se retrouver journaliste-éclair au sein d'une autre culture

Le 14 avril dernier, Cultures au coeur troquait ses habituelles soirées-rencontre contre un potluck en plein soleil. Des mets dont l'idée ont fait du chemin: Iran, Maroc, Syrie, France, Québec... 22 personnes joyeusement réunies au nom de leur intérêt pour BoucherChristiane_jongleuse.jpg l'interculturel.

Petite surprise: les gens se sont fait inviter à manger avec «la personne la plus différente» d'eux. Tout en partageant le repas, chacun allait se faire journaliste auprès de ce 'jumeau' improvisé, et l'interviewer à propos de l'événement qu'il ou elle considérait soit le plus beau de sa vie, soit le plus inattendu, soit le plus drôle.

Une rencontre savoureuse comme ses mets, avec un micro-spectacle de jonglerie inattendu offert par 'Prof Maboule'. Et puis... ah ma mémoire s'embrouille: revenez bientôt, notre ami Pierre-Paul vous en racontera davantage...

LE REPORTAGE COMPLET > > >

Lire la suite Lire la suite

PotluckCC_2018-04-14_Buffet.jpg

Venir savourer des mets exotiques...
...et se retrouver journaliste-éclair au sein d'une autre culture

Le 14 avril dernier, Cultures au coeur troquait ses habituelles soirées-rencontre contre un potluck en plein soleil. Des mets dont l'idée ont fait du chemin: Iran, Maroc, Syrie, France, Québec... 22 personnes joyeusement réunies au nom de leur intérêt pour BoucherChristiane_jongleuse.jpg l'interculturel.

Petite surprise: les gens se sont fait inviter à manger avec «la personne la plus différente» d'eux. Tout en partageant le repas, chacun allait se faire journaliste auprès de ce 'jumeau' improvisé, et l'interviewer à propos de l'événement qu'il ou elle considérait soit le plus beau de sa vie, soit le plus inattendu, soit le plus drôle.

Une rencontre savoureuse comme ses mets, avec un micro-spectacle de jonglerie inattendu offert par 'Prof Maboule'. Et puis... ah ma mémoire s'embrouille: revenez bientôt, notre ami Pierre-Paul vous en racontera davantage...

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Bienvenue aux travailleurs manuels peu scolarisés...

L’entreprise PULTRAIL de Thetford-Mines, qui fabrique des profilés en matériaux composites pour plusieurs grandes entreprises privées et publiques au Québec comme à l’extérieur, est disposée à embaucher des travailleurs venus de l’étranger. Ils doivent être disposés à déménager à Thetford-Mines, situé à environ 100 km au sud de Québec.

Les lignes de production sont hautement automatisées. Les emplois offerts sont des emplois manuels n’exigeant pas une grande force physique. Ils sont accessibles aussi bien aux hommes qu’aux femmes et conviennent à des personnes qui auraient une scolarité de niveau secondaire 5 ou moins.

Les conditions de travail sont bonnes pour ce type d’emploi  (salaire, 13 congés payés, vacances annuelles, avantages sociaux, etc.).
Il y a des possibilités d’avancement de même que des occasions constantes de travailler en heures supplémentaires (à taux et demi ou à taux double selon le cas), toujours sur une base volontaire.

Vérification faite, le coût du logement est nettement plus bas à Thetford-Mines qu’à Québec.


Source: Le Comité d'accueil aux réfugiés St-Yves, Québec.

Contact via ce comité: Jean Bernier, au 418-651-7218, ou via < jean.bernier@rlt.ulaval.ca >

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Bienvenue aux travailleurs manuels peu scolarisés...

L’entreprise PULTRAIL de Thetford-Mines, qui fabrique des profilés en matériaux composites pour plusieurs grandes entreprises privées et publiques au Québec comme à l’extérieur, est disposée à embaucher des travailleurs venus de l’étranger. Ils doivent être disposés à déménager à Thetford-Mines, situé à environ 100 km au sud de Québec.

Les lignes de production sont hautement automatisées. Les emplois offerts sont des emplois manuels n’exigeant pas une grande force physique. Ils sont accessibles aussi bien aux hommes qu’aux femmes et conviennent à des personnes qui auraient une scolarité de niveau secondaire 5 ou moins.

Les conditions de travail sont bonnes pour ce type d’emploi  (salaire, 13 congés payés, vacances annuelles, avantages sociaux, etc.).
Il y a des possibilités d’avancement de même que des occasions constantes de travailler en heures supplémentaires (à taux et demi ou à taux double selon le cas), toujours sur une base volontaire.

Vérification faite, le coût du logement est nettement plus bas à Thetford-Mines qu’à Québec.


Source: Le Comité d'accueil aux réfugiés St-Yves, Québec.

Contact via ce comité: Jean Bernier, au 418-651-7218, ou via < jean.bernier@rlt.ulaval.ca >

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ComiteAccRefugiesSt-Yv_tw.JPG

Des réfugiés en nombres croissants...

Les migrations planétaires nous interpellent de plus en plus. À titre d'exemple, nous avons l'occasion ces temps-ci d'entendre parler de migrants partis de la République démocratique du Congo, qui se rendent au Brésil et traversent clandestinement l'Amérique centrale avec l'espoir d'être accueillis par le Canada, au risque d'être refoulés à tout moment aux frontières, sinon au risque de leur vie.

-  Voir le reportage documentaire poignant Le rêve canadien (52 min.), diffusé sur la chaîne de Radio-Canada.

Un nouveau partenariat pour l'équipe Cultures au coeur

Nous sommes heureux de nous rapprocher du Comité d'accueil aux réfugiés St-Yves pour faire connaître ses besoins intensifs.
Depuis 36 ans ce réseau de bénévoles s'active pour défrayer la venue de familles réfugiées sur une base privée  -  ce qui est bien différent des familles accueillies par le Gouvernement fédéral. Par la suite on les accompagne de façon pratique pour apprendre et poser les gestes nécessaires à leur intégration.

Actuellement le Comité a un besoin pressant d'accompagnateurs, des gens qui se mettront à deux pour se porter présents auprès d'une même famille. Ils s'engagent alors pour une année à le faire. La suite sera affaire d'amitié, laissée à leur discrétion.

Notre soirée-rencontre Cultures au coeur de mars 2018 donnait la parole à plusieurs de ces accompagnateurs. Ils se sont montrés très heureux de leur expérience, nous assurant qu'ils ont reçu autant qu'ils ont donné.

CONTACT: Si des personnes se sentent interpellées à s'offrir: communiquer  avec Jean Bernier, au 418 651-7218 ou via < jean.bernier@rlt.ulaval.ca >
Le Comité organise périodiquement des séances de formation.

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Des réfugiés en nombres croissants...

Les migrations planétaires nous interpellent de plus en plus. À titre d'exemple, nous avons l'occasion ces temps-ci d'entendre parler de migrants partis de la République démocratique du Congo, qui se rendent au Brésil et traversent clandestinement l'Amérique centrale avec l'espoir d'être accueillis par le Canada, au risque d'être refoulés à tout moment aux frontières, sinon au risque de leur vie.

-  Voir le reportage documentaire poignant Le rêve canadien (52 min.), diffusé sur la chaîne de Radio-Canada.

Un nouveau partenariat pour l'équipe Cultures au coeur

Nous sommes heureux de nous rapprocher du Comité d'accueil aux réfugiés St-Yves pour faire connaître ses besoins intensifs.
Depuis 36 ans ce réseau de bénévoles s'active pour défrayer la venue de familles réfugiées sur une base privée  -  ce qui est bien différent des familles accueillies par le Gouvernement fédéral. Par la suite on les accompagne de façon pratique pour apprendre et poser les gestes nécessaires à leur intégration.

Actuellement le Comité a un besoin pressant d'accompagnateurs, des gens qui se mettront à deux pour se porter présents auprès d'une même famille. Ils s'engagent alors pour une année à le faire. La suite sera affaire d'amitié, laissée à leur discrétion.

Notre soirée-rencontre Cultures au coeur de mars 2018 donnait la parole à plusieurs de ces accompagnateurs. Ils se sont montrés très heureux de leur expérience, nous assurant qu'ils ont reçu autant qu'ils ont donné.

CONTACT: Si des personnes se sentent interpellées à s'offrir: communiquer  avec Jean Bernier, au 418 651-7218 ou via < jean.bernier@rlt.ulaval.ca >
Le Comité organise périodiquement des séances de formation.

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Des--cartes_tw.jpgCréer un jeu de table avec nous?...

L'objectif

Nous souhaitons trouver ou mettre au point des jeux à caractère coopératif, pour soutenir nos animations au vivre-ensemble interculturel.

Un nouveau pas...

Les familiers de Cultures au coeur connaissent notre fil conducteur : la conviction que chaque héritage culturel a son cadeau à faire au monde, et qu'en l'offrant à d'autres on se l’offre à soi-même  -  magie de la vie!

Comment donc identifier ce cadeau que nous sommes les seuls à pouvoir apporter aussi bien, jusqu’à en communiquer l'inspiration à nos enfants?... Et comment en faire une occasion de plaisir?...

Un premier pas a été de proposer une exploration scolaire -  nous l'avons appelée MaCulture=MonCadeau.

Nous aimerions maintenant créer un jeu de table coopératif sur le même thème, pouvant s'adresser à des adultes. Avec le temps, nous pourrions même en tirer une version familiale. 

Si vous connaissez des jeux de ce type, ou si ça vous intéresse d'en créer un avec nous, bienvenue de nous contacter!


Denis Breton

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L'objectif

Nous souhaitons trouver ou mettre au point des jeux à caractère coopératif, pour soutenir nos animations au vivre-ensemble interculturel.

Un nouveau pas...

Les familiers de Cultures au coeur connaissent notre fil conducteur : la conviction que chaque héritage culturel a son cadeau à faire au monde, et qu'en l'offrant à d'autres on se l’offre à soi-même  -  magie de la vie!

Comment donc identifier ce cadeau que nous sommes les seuls à pouvoir apporter aussi bien, jusqu’à en communiquer l'inspiration à nos enfants?... Et comment en faire une occasion de plaisir?...

Un premier pas a été de proposer une exploration scolaire -  nous l'avons appelée MaCulture=MonCadeau.

Nous aimerions maintenant créer un jeu de table coopératif sur le même thème, pouvant s'adresser à des adultes. Avec le temps, nous pourrions même en tirer une version familiale. 

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Commentaires - Mon préféré

Note n°6
par Jacques_Lavigne_Qubec le 2013/02/20 - 19:41

Bonjour initiateurs du groupe d'échange interculturel

J'ai pris connaissance de votre projet d'échange sur votre  site internet. Sans en connaître plus que ce que vous avez initié sur votre site, je trouve votre initiative amballante et porteuse d'avenir. Les valeurs d'accueil , de solidarité et d'entraide des Québécois feront sûrement un succès de votre projet pour amener  les citoyens et citoyennes de la région à accuellir l'autre, d'où qu'il soit, tel qu'il est , sans jugement et avec ouverture d'esprit.

Vous avez là une initiative qui mérite d'être appuyée.

Québec

Les 3 derniers billets
Saluons le 8 mars !  -  par Editeur

amelieFleurPapillon_Jean-Pierre-Fillion.jpg

Un 8 mars pour vous rendre hommage...


À peine debout ce matin, une impulsion me gagne: saluer les femmes qui ont jalonné ma vie jusqu’à aujourd’hui. D'abord mes filles devenues jeunes femmes, qui m’ont fait grandir comme père... Ensuite celles qui ont enchanté ma vie affective, plus d'une provenant d'une autre origine culturelle que la mienne: elles m'ont permis de m’accomplir comme bonhomme... Et celles que je côtoie aujourd'hui dans l'animation interculturelle: elles consolident mon humanité, mon sentiment d'appartenance planétaire...


Mon premier mouvement est de saluer le courage de tant d'immigrantes, que j’ai vues se surpasser pour trouver leur place au soleil d'hiver dans mon Québec. Je pense à une jeune Asiatique venue d’abord pour des études: elle les a prolongées des années, parce qu’elle tardait à trouver un emploi à sa mesure... À une femme âgée immigrée d’Europe de l’est avec ses enfants: aujourd'hui adultes ils font leur vie, tandis qu'elle se sent bien isolée dans son immeuble à ne pas savoir comment contacter ses voisines, ne balbutiant que quelques mots de français... À une femme originaire d'Afrique noire, réfugiée avec conjoint et tribu d'enfants: elle en arrache à combiner sa vie familiale avec la francisation et un mode de vie en appartement, se sent privée de l’appui de «tout un village que ça prend pour élever un enfant»... Et puis encore, à cette mère monoparentale venue d’Amérique du Sud: pour avoir élevé le ton avec son adolescente, elle se fait répondre «...Attention! j’ai des droits, je pourrais appeler la DPJ...»


À mesure que je fouille dans mes souvenirs, d’autres images émergent... Cette fois je me connecte à ce que ces femmes de courage ont apporté à notre milieu. Je revois Nour, Syrienne depuis 50 ans au Québec, réagir lors d’une soirée qui portait sur les relations hommes-femmes. À certains Québécois de souche qui avaient vite fait de croire que dans son pays les femmes n’ont aucun pouvoir, elle a fait découvrir qu’en fait elles en ont un autre, différent : «D’où je viens, pendant que les hommes s’affichent dans des rôles publics ou si leurs relations tournent au conflit, ce sont les femmes qui discrètement sauvent la situation, réarrangent les relations dans l’ombre...» On la retrouve aujourd'hui à la tête d'une petite entreprise alimentaire où des femmes de diverses origines nous font savourer l'exotisme de leurs mets tandis qu'elles y créent leur gagne-pain.


Certains d'entre vous ont connu comme moi les soirées festives au COFI de Québec, il y plusieurs années déjà. Tandis que les Colombiens n’avaient pas leur pareil pour nous mettre en musique et en danse après le potluck, je voyais un réseau  - clandestin, je dirais!  -  de femmes libanaises déployant une compassion aussi discrète que généreuse pour aider une personne, en aider une autre... On aurait dit une armada de travailleuses sociales anonymes !


Et tout récemment, je revois une soirée de danses folkloriques québécoises à Québec. J’avais invité à m’y accompagner ma famille congolaise  - oui, celle qui m’a adopté. Leur fille aînée s’est ajoutée, curieuse de découvrir ces danses pour elle exotiques. Je l’ai revue dans sa famille, quelques jours plus tard. J’avais encore le manteau sur le dos qu'elle m'a lancé: «...Quand c’est qu’on y retourne danser, là-bas?...» Je l’avais regardée danser, ce soir-là, avec les regards admiratifs tournée vers elle ...et ses hanches plus souples que les nôtres!... Elle y avait a ajouté un charme tout africain, qui détonait agréablement dans ce décor. Ça illustrait bien pour moi cette façon, je dirais, de danser la vie qu’on les gens en provenance de cultures du soleil ou de contextes de dénuement: au travers de ma vie trépidante, ils me rappellent de rechoisir d’être heureux quoi qu’il m’arrive...


Merci, chères concitoyennes du monde, de peupler ma mémoire et mes relations: vous ensoleillez ma vie au pied de ma porte, et achevez de me convaincre que c’est bien le féminin qui saura réenchanter notre humanité...


Denis Breton

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Un 8 mars pour vous rendre hommage...


À peine debout ce matin, une impulsion me gagne: saluer les femmes qui ont jalonné ma vie jusqu’à aujourd’hui. D'abord mes filles devenues jeunes femmes, qui m’ont fait grandir comme père... Ensuite celles qui ont enchanté ma vie affective, plus d'une provenant d'une autre origine culturelle que la mienne: elles m'ont permis de m’accomplir comme bonhomme... Et celles que je côtoie aujourd'hui dans l'animation interculturelle: elles consolident mon humanité, mon sentiment d'appartenance planétaire...


Mon premier mouvement est de saluer le courage de tant d'immigrantes, que j’ai vues se surpasser pour trouver leur place au soleil d'hiver dans mon Québec. Je pense à une jeune Asiatique venue d’abord pour des études: elle les a prolongées des années, parce qu’elle tardait à trouver un emploi à sa mesure... À une femme âgée immigrée d’Europe de l’est avec ses enfants: aujourd'hui adultes ils font leur vie, tandis qu'elle se sent bien isolée dans son immeuble à ne pas savoir comment contacter ses voisines, ne balbutiant que quelques mots de français... À une femme originaire d'Afrique noire, réfugiée avec conjoint et tribu d'enfants: elle en arrache à combiner sa vie familiale avec la francisation et un mode de vie en appartement, se sent privée de l’appui de «tout un village que ça prend pour élever un enfant»... Et puis encore, à cette mère monoparentale venue d’Amérique du Sud: pour avoir élevé le ton avec son adolescente, elle se fait répondre «...Attention! j’ai des droits, je pourrais appeler la DPJ...»


À mesure que je fouille dans mes souvenirs, d’autres images émergent... Cette fois je me connecte à ce que ces femmes de courage ont apporté à notre milieu. Je revois Nour, Syrienne depuis 50 ans au Québec, réagir lors d’une soirée qui portait sur les relations hommes-femmes. À certains Québécois de souche qui avaient vite fait de croire que dans son pays les femmes n’ont aucun pouvoir, elle a fait découvrir qu’en fait elles en ont un autre, différent : «D’où je viens, pendant que les hommes s’affichent dans des rôles publics ou si leurs relations tournent au conflit, ce sont les femmes qui discrètement sauvent la situation, réarrangent les relations dans l’ombre...» On la retrouve aujourd'hui à la tête d'une petite entreprise alimentaire où des femmes de diverses origines nous font savourer l'exotisme de leurs mets tandis qu'elles y créent leur gagne-pain.


Certains d'entre vous ont connu comme moi les soirées festives au COFI de Québec, il y plusieurs années déjà. Tandis que les Colombiens n’avaient pas leur pareil pour nous mettre en musique et en danse après le potluck, je voyais un réseau  - clandestin, je dirais!  -  de femmes libanaises déployant une compassion aussi discrète que généreuse pour aider une personne, en aider une autre... On aurait dit une armada de travailleuses sociales anonymes !


Et tout récemment, je revois une soirée de danses folkloriques québécoises à Québec. J’avais invité à m’y accompagner ma famille congolaise  - oui, celle qui m’a adopté. Leur fille aînée s’est ajoutée, curieuse de découvrir ces danses pour elle exotiques. Je l’ai revue dans sa famille, quelques jours plus tard. J’avais encore le manteau sur le dos qu'elle m'a lancé: «...Quand c’est qu’on y retourne danser, là-bas?...» Je l’avais regardée danser, ce soir-là, avec les regards admiratifs tournée vers elle ...et ses hanches plus souples que les nôtres!... Elle y avait a ajouté un charme tout africain, qui détonait agréablement dans ce décor. Ça illustrait bien pour moi cette façon, je dirais, de danser la vie qu’on les gens en provenance de cultures du soleil ou de contextes de dénuement: au travers de ma vie trépidante, ils me rappellent de rechoisir d’être heureux quoi qu’il m’arrive...


Merci, chères concitoyennes du monde, de peupler ma mémoire et mes relations: vous ensoleillez ma vie au pied de ma porte, et achevez de me convaincre que c’est bien le féminin qui saura réenchanter notre humanité...


Denis Breton

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Publié le 2018/03/08 - 13:11  - 1 commentaire - 1 commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

Attentat-mosqueeQc-solidaires_2017-01-30_DB_cw.png

Bonjour Monsieur Benabdallah,

À la veille de commémorer les solidarités qui ont surgi à Québec suite à l'attentat de la Grande mosquée du 29 janvier 2017, j'ai eu envie de vous faire part de ma réflexion.

Si je vous l'adresse  -  en même temps que j'aimerais rejoindre vos partenaires des communautés musulmanes  -  c'est que mon souvenir est encore bien vivant de l'accueil qu'on m'a fait à la mosquée de la Capitale, le 9 décembre dernier, conviant les gens de Québec à souligner l'anniversaire de la naissance du prophète Mohamed. À cette occasion, j'ai longuement échangé avec un groupe de jeunes musulmans, et j'ai été impressionné par leur qualité de présence et d'écoute.

Des solidarités nouvelles émergent
Tout comme vous j'ai été marqué par le choc de l'attentat de janvier dernier à Ste-Foy, et participé au mouvement de sympathie qui a surgi chez les gens de Québec et d'ailleurs à ce moment.

Zakia--Sylvain_DimancheDespoir_2017-07_tw.jpgJ'ai par la suite été touché par l'initiative de certaines personnes de confession musulmane pour prendre soin des enfants des familles en deuil; je pense à titre d'exemple à Madame Zakia Zoukri, qui s'est mise à inviter les gens à ce qu'elle a appelé des «dimanches d'espoir» : des pique-niques joyeux qu'elle a organisés dans quelques parcs de Québec, auxquels elle a même associé des représentants des Premières Nations.

Commémorer ce qui cherche à nous éloigner les uns des autres?...
Je vous avoue que lorsque j'ai appris que le Conseil national des musulmans canadiens avait appelé à la création d'une journée nationale contre l'islamophobie, je suis devenu perplexe : «Allons-nous faire durer d'année en année le rappel de quelque chose que nous ne voulons surtout plus dans nos vies, et qui nous a divisés malgré nous?...», me suis-je demandé.

Les médias ont commenté de long en large les points de vue qui ont fusé, chez nos partis politiques et chez des citoyens engagés. Certains ont trouvé là une proposition qui méritait d'être étudiée. J'ai constaté toutefois qu'un bon nombre  -  bien qu'ils communient de tout coeur avec les familles victimes de l'attentat et les communautés musulmanes encore intimidées  -  doutent cependant que ce soit la meilleure façon d'obtenir le résultat recherché : n'est-il pas une plus sincère reconnaissance de la communauté québécoise à l'égard de nos soeurs et frères musulmans?...

Trois préoccupations majeures
J'ai réfléchi aux points de vue exprimés dans les médias et aussi à ce que m'a appris ma propre expérience, comme parent et comme psycho-sociologue. J'en ai retenu trois recommandations, dans l'hypothèse où on voudrait créer un événement annuel commémoratif.

Prudence à utiliser le mot islam.   Ma première suggestion tient compte de la connaissance souvent floue d'un grand nombre de Québécois à l'égard de ce qui touche au courant religieux musulman. Si on veut gagner leur coeur, il importe qu'on les sensibilise à faire la différence entre islam et islamisme  -  comme l'a soulevé André Lamoureux (Le Devoir, 12 janvier 2018). Tant de gens chez nous confondent encore l'un pour l'autre. De plus, bien des gens chez nous souhaiteraient, lorsque se produisent des événements à caractère intégriste, que les musulmans sortent du silence pour affirmer haut et fort que ces provocations défigurent l'islam, trahissent la pensée du prophète Mahomet, et n'ont rien à voir avec la religion musulmane d'aujourd'hui.

Regarder les conséquences au plan énergétique.   Le dualisme qui nous maintient dans l'attaque-défense, le nous-avons-raison/ils-ont-tort, même si c'est pour des raisons légitimes, nous obtiendra-il l'effet recherché, ou son contraire : la peur de l'autre et le durcissement des positions?...

Il me semble en effet que nous sommes rendus plus loin aujourd'hui. Invités à remplacer l'attirail des victimes pour le coffre à outils des créateurs : de nos vies, de nos communautés... Interrogeons notre expérience de parents. Si nous avons eu un enfant qui avait du mal à l'école, l'invitions-nous à afficher au mur de sa chambre le bulletin qui lui avait fait le plus honte, ou si nous attendions l'heure de mettre en valeur un succès qu'il aura envie de répéter?... Aujourd'hui, voulons-nous avoir raison, ou voulons-nous réellement produire un rapprochement avec le reste de la société québécoise?...

L'expérience m'a appris qu'une communauté a les mêmes dynamismes qu'une personne : si nous voulons qu'elle change, il faut lui fournir des modèles qui parlent au coeur, qui vont la motiver, l'énergiser dans le sens désiré. C'est ce qui fait que beaucoup de voix se sont élevées pour refuser une commission d'enquête qui aurait porté sur la discrimination et le racisme. Et si nous arrosions les fleurs que nous voulons voir pousser?... Il doit bien exister des expériences heureuses de rapprochement entre des communautés musulmanes et la population québécoise, qui mériteraient d'être répétées, promues  -  et peut-être alors dignes d'un rappel annuel...

Interpeller les gens dans ce que nous avons en commun.   Je m'active avec bonheur à susciter des rapprochements interculturels depuis cinq ans à Québec. Avec d'autres, notre fil conducteur est de valoriser le cadeau que chaque culture est pour celles qui l'entourent, et de rechercher ce que nous pourrions créer ensemble pour la suite.

J'ai constaté que, malgré le caractère positif de cette approche, quantité de gens issus de l'immigration se disent gênés qu'on leur demande «Vous venez d'où?...» Eux qui souvent ont souffert de l'exclusion, souhaitent que les gens d'ici voient au plus vite ce qu'ils ont de commun avec eux plutôt que ce qui les différencie. Et vous aurez remarqué que ce trait est encore plus affirmé chez les enfants et les adolescents. Je suis parent adoptif d'un enfant d'Amérique du sud : il avait 10 ans; à peine arrivé parmi nous il a cessé de vouloir parler espagnol. J'ai mis du temps à comprendre qu'il avait besoin d'effacer les traces d'où il venait, comme si inconsciemment il avait peur qu'on l'y ramène. Qu'avons-nous en commun?...

Une suggestion
Dans cet esprit, je vous fais une suggestion : le Gouvernement du Québec a institué en 2016 une Journée nationale du vivre-ensemble, et l'a justement placée le 15 janvier (1). Si vous consultez l'Internet, vous pouvez d'ailleurs constater que c'est une proposition que plusieurs communautés de par le monde ont formulée, jusqu'à l'ONU pour en faire une journée mondiale.

Que diriez-vous si les communautés musulmanes du Québec, ou même d'ailleurs au Canada, se faisaient les artisans d'une pareille journée? J'anticipe sans hésiter que les Québécois de toute origine vous en seraient reconnaissants  -  et ça ne vous empêcherait pas de faire connaître l'événement douloureux qui vous a inspirés à faire quelque chose.

En terminant, j'aimerais rappeler combien ça m'avait touché lorsque votre confrère l'imam Guillet avait considéré qu'Alexandre Bissonnette, accusé de l'attentat de Ste-Foy, était au nombre des victimes. Qui se soucie de lui aujourd'hui? Une commémoration gagnerait-elle à promouvoir aussi la réadaptation des gens qui ont vécu des parcours comme le sien?...

Je vous laisse là-dessus. Puis-je vous demander de me garder sur votre liste d'invitations? Je reviendrai volontiers à un événement convivial comme celui de décembre dernier.


Cordialement,

Denis Breton,
www.culturesaucoeur.org


(1) Voir: http://www.mrif.gouv.qc.ca/fr/salle-de-presse/communiques/2016/2016_10_20_02

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Bonjour Monsieur Benabdallah,

À la veille de commémorer les solidarités qui ont surgi à Québec suite à l'attentat de la Grande mosquée du 29 janvier 2017, j'ai eu envie de vous faire part de ma réflexion.

Si je vous l'adresse  -  en même temps que j'aimerais rejoindre vos partenaires des communautés musulmanes  -  c'est que mon souvenir est encore bien vivant de l'accueil qu'on m'a fait à la mosquée de la Capitale, le 9 décembre dernier, conviant les gens de Québec à souligner l'anniversaire de la naissance du prophète Mohamed. À cette occasion, j'ai longuement échangé avec un groupe de jeunes musulmans, et j'ai été impressionné par leur qualité de présence et d'écoute.

Des solidarités nouvelles émergent
Tout comme vous j'ai été marqué par le choc de l'attentat de janvier dernier à Ste-Foy, et participé au mouvement de sympathie qui a surgi chez les gens de Québec et d'ailleurs à ce moment.

Zakia--Sylvain_DimancheDespoir_2017-07_tw.jpgJ'ai par la suite été touché par l'initiative de certaines personnes de confession musulmane pour prendre soin des enfants des familles en deuil; je pense à titre d'exemple à Madame Zakia Zoukri, qui s'est mise à inviter les gens à ce qu'elle a appelé des «dimanches d'espoir» : des pique-niques joyeux qu'elle a organisés dans quelques parcs de Québec, auxquels elle a même associé des représentants des Premières Nations.

Commémorer ce qui cherche à nous éloigner les uns des autres?...
Je vous avoue que lorsque j'ai appris que le Conseil national des musulmans canadiens avait appelé à la création d'une journée nationale contre l'islamophobie, je suis devenu perplexe : «Allons-nous faire durer d'année en année le rappel de quelque chose que nous ne voulons surtout plus dans nos vies, et qui nous a divisés malgré nous?...», me suis-je demandé.

Les médias ont commenté de long en large les points de vue qui ont fusé, chez nos partis politiques et chez des citoyens engagés. Certains ont trouvé là une proposition qui méritait d'être étudiée. J'ai constaté toutefois qu'un bon nombre  -  bien qu'ils communient de tout coeur avec les familles victimes de l'attentat et les communautés musulmanes encore intimidées  -  doutent cependant que ce soit la meilleure façon d'obtenir le résultat recherché : n'est-il pas une plus sincère reconnaissance de la communauté québécoise à l'égard de nos soeurs et frères musulmans?...

Trois préoccupations majeures
J'ai réfléchi aux points de vue exprimés dans les médias et aussi à ce que m'a appris ma propre expérience, comme parent et comme psycho-sociologue. J'en ai retenu trois recommandations, dans l'hypothèse où on voudrait créer un événement annuel commémoratif.

Prudence à utiliser le mot islam.   Ma première suggestion tient compte de la connaissance souvent floue d'un grand nombre de Québécois à l'égard de ce qui touche au courant religieux musulman. Si on veut gagner leur coeur, il importe qu'on les sensibilise à faire la différence entre islam et islamisme  -  comme l'a soulevé André Lamoureux (Le Devoir, 12 janvier 2018). Tant de gens chez nous confondent encore l'un pour l'autre. De plus, bien des gens chez nous souhaiteraient, lorsque se produisent des événements à caractère intégriste, que les musulmans sortent du silence pour affirmer haut et fort que ces provocations défigurent l'islam, trahissent la pensée du prophète Mahomet, et n'ont rien à voir avec la religion musulmane d'aujourd'hui.

Regarder les conséquences au plan énergétique.   Le dualisme qui nous maintient dans l'attaque-défense, le nous-avons-raison/ils-ont-tort, même si c'est pour des raisons légitimes, nous obtiendra-il l'effet recherché, ou son contraire : la peur de l'autre et le durcissement des positions?...

Il me semble en effet que nous sommes rendus plus loin aujourd'hui. Invités à remplacer l'attirail des victimes pour le coffre à outils des créateurs : de nos vies, de nos communautés... Interrogeons notre expérience de parents. Si nous avons eu un enfant qui avait du mal à l'école, l'invitions-nous à afficher au mur de sa chambre le bulletin qui lui avait fait le plus honte, ou si nous attendions l'heure de mettre en valeur un succès qu'il aura envie de répéter?... Aujourd'hui, voulons-nous avoir raison, ou voulons-nous réellement produire un rapprochement avec le reste de la société québécoise?...

L'expérience m'a appris qu'une communauté a les mêmes dynamismes qu'une personne : si nous voulons qu'elle change, il faut lui fournir des modèles qui parlent au coeur, qui vont la motiver, l'énergiser dans le sens désiré. C'est ce qui fait que beaucoup de voix se sont élevées pour refuser une commission d'enquête qui aurait porté sur la discrimination et le racisme. Et si nous arrosions les fleurs que nous voulons voir pousser?... Il doit bien exister des expériences heureuses de rapprochement entre des communautés musulmanes et la population québécoise, qui mériteraient d'être répétées, promues  -  et peut-être alors dignes d'un rappel annuel...

Interpeller les gens dans ce que nous avons en commun.   Je m'active avec bonheur à susciter des rapprochements interculturels depuis cinq ans à Québec. Avec d'autres, notre fil conducteur est de valoriser le cadeau que chaque culture est pour celles qui l'entourent, et de rechercher ce que nous pourrions créer ensemble pour la suite.

J'ai constaté que, malgré le caractère positif de cette approche, quantité de gens issus de l'immigration se disent gênés qu'on leur demande «Vous venez d'où?...» Eux qui souvent ont souffert de l'exclusion, souhaitent que les gens d'ici voient au plus vite ce qu'ils ont de commun avec eux plutôt que ce qui les différencie. Et vous aurez remarqué que ce trait est encore plus affirmé chez les enfants et les adolescents. Je suis parent adoptif d'un enfant d'Amérique du sud : il avait 10 ans; à peine arrivé parmi nous il a cessé de vouloir parler espagnol. J'ai mis du temps à comprendre qu'il avait besoin d'effacer les traces d'où il venait, comme si inconsciemment il avait peur qu'on l'y ramène. Qu'avons-nous en commun?...

Une suggestion
Dans cet esprit, je vous fais une suggestion : le Gouvernement du Québec a institué en 2016 une Journée nationale du vivre-ensemble, et l'a justement placée le 15 janvier (1). Si vous consultez l'Internet, vous pouvez d'ailleurs constater que c'est une proposition que plusieurs communautés de par le monde ont formulée, jusqu'à l'ONU pour en faire une journée mondiale.

Que diriez-vous si les communautés musulmanes du Québec, ou même d'ailleurs au Canada, se faisaient les artisans d'une pareille journée? J'anticipe sans hésiter que les Québécois de toute origine vous en seraient reconnaissants  -  et ça ne vous empêcherait pas de faire connaître l'événement douloureux qui vous a inspirés à faire quelque chose.

En terminant, j'aimerais rappeler combien ça m'avait touché lorsque votre confrère l'imam Guillet avait considéré qu'Alexandre Bissonnette, accusé de l'attentat de Ste-Foy, était au nombre des victimes. Qui se soucie de lui aujourd'hui? Une commémoration gagnerait-elle à promouvoir aussi la réadaptation des gens qui ont vécu des parcours comme le sien?...

Je vous laisse là-dessus. Puis-je vous demander de me garder sur votre liste d'invitations? Je reviendrai volontiers à un événement convivial comme celui de décembre dernier.


Cordialement,

Denis Breton,
www.culturesaucoeur.org


(1) Voir: http://www.mrif.gouv.qc.ca/fr/salle-de-presse/communiques/2016/2016_10_20_02

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Publié le 2018/01/13 - 21:42  - 5 commentaires - 5 commentaires - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut

MaireAmos_UlrickCherubin_Radio-Canada_tw.jpg

Par-dessus tout, allons voter !

Une capsule à lire avec une personne issue d'une autre culture que la vôtre...


Aperçu :
Que vous soyez Québécois d'origine ou d'adoption, allez voter ...et amenez des gens issus de l'immigration avec vous. La prochaine élection n'aura pas lieu avant 4 ans, mais pendant ces 4 ans, vous devrez vivre avec les décisions que prendra l'équipe élue. Votre geste est plus important que vous le croyez ...même si vous ne connaissez pas les candidats. Pourquoi donc?...

Vous ne vous exprimez pas encore facilement en français? On va vous aider sur place. Vous ne connaissez pas les candidats? Demandez à vos voisins à qui ils font confiance. Vos enfants prennent tout votre temps? Amenez-les avec vous : ils seront intéressés à savoir ce qui se passe là...


Pourquoi aller voter?

Oui, vos gestes durant cette journée comptent, et pas seulement le dépôt de votre billet dans l'urne de votation. Cette journée-là les gens se parlent davantage. Les voisins s'arrêtent pour causer. Certains demandent où est le bureau de votes, entre quelle heure et quelle heure on peut s'y rendre ...et la question finit par être posée : «Pour qui allez-vous voter?...» De plus, progressivement plus de candidats issus de l'immigration osent se présenter, ce qui vient enrichir les équipes administratives municipales.


« Pour qui allez-vous voter ?...»

Alors rapprochez-vous, écoutez les réponses qui sortent... Faites répéter les gens si vous avez peu compris...Ah! il y aura bien certaines personnes qui vous répondront «désolé, je garde ça pour moi...» Les Québécois sont souvent discrets sur leurs allégeances politiques. Vous leur ferez votre plus beau sourire ! Ça va illuminer un temps peut-être pluvieux...

«Pour qui allez-vous voter?...» À votre tour posez-la questions aux gens autour de vous : vous arriverez à mieux nommer vous-même vos besoins, vos problèmes vécus au jour le jour dans votre quartier ou votre village. Vous apprendrez des choses sur comment s'administre votre municipalité. Et ce sera quelquefois votre premier contact avec certains voisins :  parions que vous prendrez plaisir à les croiser à nouveau dans la suite...

Donc c'est important que vous alliez voter : avoir contribué à faire élire un bon candidat, c'est réconfortant après coup. Augmenter vos contacts interculturels et votre sentiment d'avoir votre place dans la société québécoise, ça l'est tout autant -  que vous soyez Québécois de longue date ou de date récente.


...Et si un candidat issu de l'immigration était élu?...

Connaissez-vous Ulrick Chérubin, sur notre photo. Il a été maire d'Amos pendant 12 ans. D'origine haïtienne, être réélu durant 4 mandats, pensez don' ! Son décès, en 2014, « a créé une véritable onde de choc à Amos, dans toute l'Abitibi-Témiscamingue et jusqu'à la Chambre des communes », publiait Radio-Canada.
Maintenant qu'ils ont côtoyé de près un tel bonhomme, je serais curieux de questionner les gens d'Amos sur ce qu'ils pensent aujourd'hui du peuple haïtien !... Et curieux de la définition qu'ils peuvent se faire d'un «vrai Québécois»...

Si déjà vous connaissez vos candidats, ça peut donner encore plus de couleur à votre déplacement. Plus il y aura de conseillers municipaux issus de l'immigration, plus les besoins propres à cette clientèle seront pris en compte, et plus notre société québécoise s'ouvrira au cadeau de la diversité culturelle chez nous.


Un exemple : le quartier de Vanier, à Québec

Ces jours dernier, les trois candidats qui se présentent dans Vanier sont venus rencontrer les résidents. C'était au Local communautaire Claude-Martin, un pivot de plus en plus incontournable dans l'animation du quartier. Les candidats ont pu entendre des gens du quartier énumérer les besoins et problèmes qu'ils rencontrent. Comme le quartier est largement ouvrier et accueille nombre de familles venant de l'immigration, ils ont compris un peu plus les défis d'une population à revenu modeste.

Plusieurs efforts sont déjà entrepris pour vitaliser la vie du quartier  -  notamment à travers la Table de quartier et le Local communautaire Claude-Matin. Mais il reste beaucoup à faire pour améliorer la qualité de vie du milieu au quotidien. Par exemple...

Par exemple, les gens sont unanimes à dire que les transports sont insuffisants, pas assez fréquents, et que ça les pénalise pour aller chercher les services, ça les freine à trouver du travail  -  à plus forte raison s'ils ont un emploi de nuit dans les parcs industriels environnants : trouvez un autobus à cette heure-là !... Les citoyens rencontrés attirent l'attention sur le manque de commerces de proximité; le besoin de plus de ressources en francisation,  de logements à prix modique, d'accès dans l'autre secteur du quartier séparé par une voie ferrée. Ils voudraient aussi plus de trottoirs et de sécurité pour leurs enfants sur la rue. On invoque enfin le mauvais état de certains logements négligés par leur propriétaire; aussi le manque de connaissance des nouveaux résidents sur la façon d'habiter un logement québécois.

Pourquoi les candidats rencontrés, jeunes et dynamiques, trouvent-ils intérêt à se présenter au niveau municipal ? Tous trois répondent que ça leur permet un rapport plus direct avec la population, et des défis liés au quotidien des gens. On observe de leur part une plus grande attention qu'avant à consulter le milieu, notamment via les organismes communautaires.

Vous n'avez plus le temps de rencontrer les candidats, c'est sûr.
...Mais vous avez tout votre temps pour aller voter !

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MaireAmos_UlrickCherubin_Radio-Canada_tw.jpg

Par-dessus tout, allons voter !

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Vous ne vous exprimez pas encore facilement en français? On va vous aider sur place. Vous ne connaissez pas les candidats? Demandez à vos voisins à qui ils font confiance. Vos enfants prennent tout votre temps? Amenez-les avec vous : ils seront intéressés à savoir ce qui se passe là...


Pourquoi aller voter?

Oui, vos gestes durant cette journée comptent, et pas seulement le dépôt de votre billet dans l'urne de votation. Cette journée-là les gens se parlent davantage. Les voisins s'arrêtent pour causer. Certains demandent où est le bureau de votes, entre quelle heure et quelle heure on peut s'y rendre ...et la question finit par être posée : «Pour qui allez-vous voter?...» De plus, progressivement plus de candidats issus de l'immigration osent se présenter, ce qui vient enrichir les équipes administratives municipales.


« Pour qui allez-vous voter ?...»

Alors rapprochez-vous, écoutez les réponses qui sortent... Faites répéter les gens si vous avez peu compris...Ah! il y aura bien certaines personnes qui vous répondront «désolé, je garde ça pour moi...» Les Québécois sont souvent discrets sur leurs allégeances politiques. Vous leur ferez votre plus beau sourire ! Ça va illuminer un temps peut-être pluvieux...

«Pour qui allez-vous voter?...» À votre tour posez-la questions aux gens autour de vous : vous arriverez à mieux nommer vous-même vos besoins, vos problèmes vécus au jour le jour dans votre quartier ou votre village. Vous apprendrez des choses sur comment s'administre votre municipalité. Et ce sera quelquefois votre premier contact avec certains voisins :  parions que vous prendrez plaisir à les croiser à nouveau dans la suite...

Donc c'est important que vous alliez voter : avoir contribué à faire élire un bon candidat, c'est réconfortant après coup. Augmenter vos contacts interculturels et votre sentiment d'avoir votre place dans la société québécoise, ça l'est tout autant -  que vous soyez Québécois de longue date ou de date récente.


...Et si un candidat issu de l'immigration était élu?...

Connaissez-vous Ulrick Chérubin, sur notre photo. Il a été maire d'Amos pendant 12 ans. D'origine haïtienne, être réélu durant 4 mandats, pensez don' ! Son décès, en 2014, « a créé une véritable onde de choc à Amos, dans toute l'Abitibi-Témiscamingue et jusqu'à la Chambre des communes », publiait Radio-Canada.
Maintenant qu'ils ont côtoyé de près un tel bonhomme, je serais curieux de questionner les gens d'Amos sur ce qu'ils pensent aujourd'hui du peuple haïtien !... Et curieux de la définition qu'ils peuvent se faire d'un «vrai Québécois»...

Si déjà vous connaissez vos candidats, ça peut donner encore plus de couleur à votre déplacement. Plus il y aura de conseillers municipaux issus de l'immigration, plus les besoins propres à cette clientèle seront pris en compte, et plus notre société québécoise s'ouvrira au cadeau de la diversité culturelle chez nous.


Un exemple : le quartier de Vanier, à Québec

Ces jours dernier, les trois candidats qui se présentent dans Vanier sont venus rencontrer les résidents. C'était au Local communautaire Claude-Martin, un pivot de plus en plus incontournable dans l'animation du quartier. Les candidats ont pu entendre des gens du quartier énumérer les besoins et problèmes qu'ils rencontrent. Comme le quartier est largement ouvrier et accueille nombre de familles venant de l'immigration, ils ont compris un peu plus les défis d'une population à revenu modeste.

Plusieurs efforts sont déjà entrepris pour vitaliser la vie du quartier  -  notamment à travers la Table de quartier et le Local communautaire Claude-Matin. Mais il reste beaucoup à faire pour améliorer la qualité de vie du milieu au quotidien. Par exemple...

Par exemple, les gens sont unanimes à dire que les transports sont insuffisants, pas assez fréquents, et que ça les pénalise pour aller chercher les services, ça les freine à trouver du travail  -  à plus forte raison s'ils ont un emploi de nuit dans les parcs industriels environnants : trouvez un autobus à cette heure-là !... Les citoyens rencontrés attirent l'attention sur le manque de commerces de proximité; le besoin de plus de ressources en francisation,  de logements à prix modique, d'accès dans l'autre secteur du quartier séparé par une voie ferrée. Ils voudraient aussi plus de trottoirs et de sécurité pour leurs enfants sur la rue. On invoque enfin le mauvais état de certains logements négligés par leur propriétaire; aussi le manque de connaissance des nouveaux résidents sur la façon d'habiter un logement québécois.

Pourquoi les candidats rencontrés, jeunes et dynamiques, trouvent-ils intérêt à se présenter au niveau municipal ? Tous trois répondent que ça leur permet un rapport plus direct avec la population, et des défis liés au quotidien des gens. On observe de leur part une plus grande attention qu'avant à consulter le milieu, notamment via les organismes communautaires.

Vous n'avez plus le temps de rencontrer les candidats, c'est sûr.
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Publié le 2017/11/04 - 18:36  - 1 commentaire - 1 commentaire - Voir ? Ajouter le vôtre ?   | Prévisualiser...   Imprimer...   | Haut
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Dernière mise à jour: 23 avril 2018